Walid Regragui : “Nous avons besoin de temps pour intégrer les nouveaux joueurs”
En préambule du match contre la Zambie, le vendredi 7 juin (20 h) à Agadir, comptant pour les éliminatoires de la Coupe du monde 2026, le sélectionneur national a réitéré sa confiance envers ses attaquants lors de la conférence de presse. Walid Regragui a assuré que l'animation offensive de l'équipe nationale s'améliorera progressivement avec le temps et le développement d'automatismes.
La 3e journée des éliminatoires de la Coupe du monde 2026 mettra sur le chemin de l’équipe nationale, la Zambie, le vendredi 7 juin (20 h), sur la pelouse du stade Adrar, à Agadir. Les hommes d'Avram Grant ne sont pas inconnus de Walid Regragui. Le Maroc avait en effet battu cette même équipe, il y a quelques mois, lors de la Coupe d’Afrique des nations 2023.
Pour reproduire un tel scénario, le sélectionneur national comptera sur l’ensemble de son groupe, excepté Noussair Mazraoui et Amir Richardson. "Noussair a souhaité faire son pèlerinage", a expliqué Walid Regragui. "Il aurait pu jouer le premier match. On l’avait mis dans la liste au cas où il y aurait des blessures. Mais j’ai pris la décision de le laisser faire son pèlerinage. J’espère qu’il va prier pour nous".
Pour le Rémois, Amir Richardson, son absence est d’ordre familial. "Il faut respecter son intimité. À partir du moment où il n'a pas pu nous rejoindre avant le début du stage, je l’ai laissé avec sa famille", a évacué le technicien marocain. Des absences qui ne devraient pas remettre en question la volonté du sélectionneur de gagner à tout prix contre la Zambie.
"Nous sommes à domicile et on doit gagner. L'important est de se qualifier pour la CDM 2026 car ce serait historique pour le Maroc de disputer trois Coupes du monde consécutives. Et même quatre, en comptant le Mondial 2030", a souligné Walid Regragui. Mais pour y parvenir, il n’y a pas de secret. La régularité dans les résultats sera déterminante.
"La qualification à une Coupe du monde est un marathon. Elle se joue souvent lors des derniers matchs. Et nous sommes prêts pour cela", a assuré le sélectionneur, malgré les difficultés offensives rencontrées par son équipe depuis quelques matchs. "On peut mieux faire sur le plan offensif que lors des trois dernières rencontres", a-t-il reconnu. "C’est un débat qui existe depuis la Coupe du monde 2022. Mais je ne suis pas inquiet car on a réussi à se créer des occasions".
Parfaire les automatismes
Pour le sélectionneur national, ses protégés sont en mal de réussite et parfois aussi de confiance et d’automatismes. "Si on regarde nos dernières prestations, nous n’avons pas un souci d’animation. Mais contrairement au Mondial 2022, c’est à nous de faire le jeu contre des équipes regroupées en défense", a-t-il ajouté.
"Peut-être que nos attaquants ont aussi un problème de confiance, car ils ressentent une forte pression quand ils jouent pour le Maroc. Mais je ne suis pas inquiet, du moment que l'on se crée des occasions et que l'on possède dans nos rangs des joueurs de talent. Ils ont besoin d’affiner leurs automatismes dans notre nouveau système en 4-2-3-1, mis en place justement pour faciliter l’intégration de Brahim Diaz notamment".
Une chose est sûre, avec sept joueurs ayant remporté des trophées majeurs sur le Vieux Continent, l’équipe nationale est bien lotie en qualité. Le défi sera de créer une alchimie entre eux. L'alchimie a justement été le principal moteur derrière la participation de certains internationaux convoqués en A, avec l’équipe nationale olympique, qui défiait la Belgique à huis clos, dans la soirée du mercredi 5 juin (2-2).
Ce n’est pas tant un déclassement qu’une volonté partagée par Walid Regragui et Tarik Sektioui, sélectionneur de l'équipe nationale olympique, de permettre à Chadi Riad, Ismael Saibari et Oussama Targhalline de trouver leur marque au sein d’un groupe avec lequel ils ont des chances de disputer les Jeux olympiques de Paris 2024.
Enfin, concernant la 4e journée des éliminatoires et le déplacement prévu à Kinshasa pour y affronter la République démocratique du Congo le mardi 11 juin, le sélectionneur national s’est dit prêt à jouer "à Brazzaville ou à Kinshasa". Et pour cause, le prochain adversaire de l'équipe nationale a déclaré forfait au moment d'affronter le Niger.
Dans un premier temps, le Congo s’était mis d’accord avec le Niger pour jouer en République démocratique du Congo voisine, en raison d’une mise aux normes de son stade. Peu de temps avant la rencontre, le Congo a finalement reçu l’approbation de la FIFA pour disputer son match à Brazzaville. Sauf que le Niger a refusé. En guise de réponse, le pays hôte a déclaré forfait pour ce match des éliminatoires du Mondial 2026.
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