La 25e édition du Festival Gnaoua marquera le début d'un nouveau chapitre porteur de projets structurants et durables (Neila Tazi)
La 25e édition du Festival Gnaoua et musiques du monde d'Essaouira, qui aura lieu du 27 au 29 juin prochain, marquera le début d'un nouveau chapitre résolument tourné vers l'avenir et porteur de projets structurants et durables, a souligné, le mardi 19 mars à Casablanca, la directrice et productrice de ce festival, Neila Tazi.
S'exprimant lors d’un point de presse dédié à la présentation de la 25e édition de cet évènement, Neila Tazi a annoncé le lancement d'un programme de formation en partenariat avec l'une des plus prestigieuses institutions musicales au monde, Berklee College of Music de Boston, aux États-Unis dans l’objectif d’accompagner les nouvelles générations de musiciens.
"Un deuxième projet consiste en la création d'une chaire (qui verra le jour en 2025) dédiée à la culture Gnaoua, en partenariat avec le Center for African Studies de l'Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) de Benguerir", a noté Neila Tazi. Il s’agira d’un "espace de recherche en vue d’approfondir les connaissances sur la culture Gnaoua, ses origines et sa signification", a-t-elle précisé.
Le Festival Gnaoua et musiques du monde d'Essaouira, une success story marocaine, a réussi à se faire une grande notoriété internationale, a fait remarquer Neila Tazi, notant que cette manifestation culturelle s’inscrit dans la vision du Roi Mohammed VI, dans la volonté d’œuvrer pour une approche démocratique et inclusive de l’accès à la culture.
Détaillant la programmation de la 25e édition, le directeur artistique du festival, Abdeslam Alikane, a indiqué que cette édition serait un mélange de musique africaine et occidentale, ajoutant que la vocation principale du festival est la musique Gnaoua, mais aussi les fusions entre les différents genres, artistes et pays présents à cette occasion.
Et d'ajouter que le programme du festival comprend également les Lilas, des concerts intimistes dans des lieux d’exception, où les mélomanes, les puristes et les amoureux de son acoustique se donnent rendez-vous, à la rencontre de maâlems qui se livrent sans détour à la tradition, en se laissant entraîner par la magie du passé et le pouvoir des ancêtres.
Au programme de cette édition, la participation de 34 maâlems et 53 concerts au total, dont 6 concerts fusions. Parmi ces fusions, le concert d'ouverture promet une explosion de rythmes mêlant les genres Gnaoua, Batucada brésilienne, Flamenco espagnol et Zaouli de Côte d'Ivoire pour mettre en perspective leurs similitudes : Mâalem Hassan Boussou (Casablanca) et Mâalem Mly Taieb Dehbi (Marrakech) avec la compagnie Dumanlé (Côte d'Ivoire), Nino de Los Reyes (Espagne) et llê Aiyê (Brésil).
Cette année, le public aura le plaisir de voir, entre autres, le rappeur palestinien polyglotte Saint Levant – Marwan Abdelhamid de son vrai nom –, ainsi que le puissant duo Aita mon amour, constitué de la chanteuse marocaine Widad Mjama et du musicien tunisien Khalil Epi, qui revisite brillamment ce genre traditionnel marocain populaire pour le projeter dans l'ère moderne.
Les festivaliers pourront aussi écouter l'une des plus belles voix du flamenco, la chanteuse espagnole d'origine équato-guinéenne Buika, plébiscitée par la presse internationale pour sa voix unique, ainsi que le concert du légendaire trompettiste américain de jazz, Randy Brecker, sept fois récompensé aux Grammy Awards.
Parallèlement aux concerts, se tiendra la 11e édition du Forum des droits humains du Festival Gnaoua et musiques du monde, organisée en partenariat avec le Conseil de la communauté marocaine à l'étranger (CCME) sur le thème "Maroc, Espagne, Portugal : une histoire qui a de l'avenir".
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