Le Maroc se félicite de l’accord de trêve à Gaza
Le Maroc se félicite de l’annonce d’un accord de trêve pour mettre fin à la guerre dans la bande de Gaza, a indiqué, jeudi 23 novembre à Rabat, le ministre des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita.
Le Maroc salue également les efforts de médiation du Qatar, de l’Egypte et des Etats-Unis qui ont abouti à cet accord, a affirmé Nasser Bourita, lors d’une conférence de presse conjointe avec le représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies en Libye, Abdoulaye Bathily, à l’issue de leurs entretiens.
Nasser Bourita a souligné que le Maroc salue l’effort important qui a abouti à cet accord, qui pourrait constituer un "jalon essentiel pour réfléchir à un cessez-le-feu durable et vérifiable".
La désescalade, comme souligné par le Roi Mohammed VI à maintes reprises, la dernière en date lors du Sommet arabo-islamique extraordinaire à Riyad, est essentielle pour permettre l’acheminement des aides humanitaires et s’inscrire dans un processus à même d’aboutir à un cessez-le-feu durable, a ajouté le ministre.
Le Maroc souligne que cette trêve permettra essentiellement d’acheminer les aides humanitaires et de faciliter les efforts de secours au profit du peuple palestinien frère, a-t-il soutenu.
Nasser Bourita a fait observer que la région du Moyen-Orient ne pourra sortir de ces crises successives faute d’une reconnaissance des droits légitimes du peuple palestinien à l’établissement de son Etat indépendant.
Il a également relevé à cet égard que l’ambition et la volonté du Maroc, comme l’a souligné le Roi, pour une sortie de crise dans la région du Moyen-Orient, exige de la communauté internationale de dépasser le stade de la gestion des crises pour passer à l’étape de l’ouverture de nouvelles perspectives afin de parvenir à des solutions radicales aux questions essentielles, à leur tête la jouissance du peuple palestinien de ses droits.
Nasser Bourita a insisté sur l’impératif de sortir de la logique de la gestion des crises et d’ouvrir des perspectives pour la paix à travers un véritable processus politique aboutissant à la solution à deux Etats, un Etat palestinien dans les frontières de 1967, avec Al Qods comme capitale, vivant côte à côte avec un Etat israélien.
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