Mondial des clubs 2022. Flamengo dans la course aux étoiles
Opposé en demi-finale de la Coupe du monde des clubs 2022 aux Saoudiens d’Al Hilal, ce mardi 7 février, sur la pelouse du Grand stade de Tanger, le "Clube de Regatas do Flamengo" vise les sommets du football planétaire, plus d’un siècle après avoir coulé dans l’océan Atlantique.
Flamengo et Al Hilal se croisent ce mardi 7 février (20 h), au Grand Stade de Tanger, pour la deuxième fois en Coupe du monde des clubs. Les David Luiz, Gabigol et Arturo Vidal ont la ferme intention d’ajouter des lignes supplémentaires à un palmarès déjà très riche.
"Ces dernières années, nous avons gagné tous les titres possibles et imaginables. C’est la raison pour laquelle nous sommes venus ici avec de grandes ambitions", annonce l’ex-défenseur de Chelsea et du PSG, dans un entretien accordé à la FIFA.
A l’image d’un encéphalogramme, l’histoire du club carioca est jalonnée de hauts et de bas. En 2022, Flamengo a remporté sa deuxième Copa Libertadores en quatre ans, et la troisième au total. Une razzia succédant à une tragédie qui a mis en émoi le Brésil et le monde entier.
Des hauts et des bas
En février 2019, dix personnes, en majorité des adolescents, ont perdu la vie dans l’incendie qui a ravagé des logements du centre de formation de Flamengo. Cette tragédie restera à jamais gravée dans les livres d’histoire du club de football le plus populaire au Brésil. Mais il s’en est relevé depuis...
Tout comme ses prédécesseurs. L’idée de créer le club de Flamengo a germé dans l’esprit d’une bande de copains du quartier de Flamengo, férus d’aviron, sport le plus en vogue à Rio de Janeiro au crépuscule du XIXe siècle. C’est ainsi qu’ils achètent un bateau d’occasion, dans l’espoir de participer à leur première régate.
Surnommée "Pherusa", en hommage à une créature de la mythologie grecque, l’embarcation chavire dès les premiers caprices de l’océan Atlantique. Secourus de justesse, ses occupants ont le sens de la persévérance. Une nouvelle embarcation est achetée et le "Groupo de Regatas do Flamengo" est officiellement créé le 17 novembre 1895. L’institution Omnisports (aviron, natation, basketball…) n’ouvre sa section de football qu’au début des années 1910. Un 15 novembre, coïncidant avec la journée de la République, la fête nationale brésilienne.
Des succès à la pelle
Au-delà du mythe qui accompagne son stade, le Maracana, ou de l’effervescence chevillée au Fla-Flu, l’un des derbys les plus célèbres au monde, entre Fluminense et Flamengo, ce dernier est classé en 2000 à la 9e place du classement des plus grands clubs du XXe siècle par les lecteurs de FIFA Magazine, pour sa popularité mais aussi en récompense de ses succès à répétition.
Depuis sa création, Flamengo a été sept fois champion du Brésil et trente-six fois champion de Rio, un record en la matière. Des succès acquis notamment entre 1934 et 1955, lorsqu’une professionnalisation du club, avec confirmation de ce statut, a été menée. Toutefois, cette hégémonie fut contrariée vers la fin des années 1950 par la domination de Botafogo du légendaire Garrincha.
Quelques années plus tard, le champion du monde signe à Flamengo. Les dirigeants voient en ce dribbleur invétéré une garantie de succès. Mais alcoolique et dépressif, Garrincha ne marquera que 4 buts en 15 matchs. Il aura fallu attendre les années 1970 pour que le club se trouve une icône digne de ce nom, en la personne de Zico.
Zico, l’âge d’or
Bien plus que Ronaldinho, Romario, Bebeto ou Vinicius Jr, au cours de ces quatre années passés sous les couleurs Rouge et Noir, Zico a marqué l’histoire de Flamengo. En inscrivant en moyenne 44 buts par an, le meilleur buteur de l’histoire du club a été essentiel dans la qualification des Brésiliens pour la Coupe intercontinentale.
A Tokyo, Flamengo l’emporte sur le score de trois buts à zéro grâce à Nunes et Adílio. L’institution devient la seconde au Brésil, à remporter la compétition, après le Santos FC de Pelé, dans les années 1960. Une victoire offrant ainsi au club une notoriété qui traverse les océans.
Après une deuxième pige dans son club de cœur, Zico part pour de bon. Son départ coïncide avec le retour des années de vaches maigres du côté de Flamengo. Pour dépoussiérer l’armoire à trophées, l’entreprise suisse de marketing ISL en prend le contrôle en 1999.
La mise en faillite d’ISL en 2002 plonge le club dans une crise financière et sportive sans précédent. Un mal pour un bien, puisqu'il a été décidé de miser principalement sur les joueurs issus de son centre de formation. Une politique sportive qui a quelque peu pris du plomb dans l’aile ces dernières années, au regard des joueurs de renom qui ont posé leur valise à Rio.
Un effectif évalué à 160 millions d’euros
Evaluées à près de 160 millions d’euros par TransfertMarkt, les ressources humaines à disposition de Vitor Pereira, l’entraîneur de Flamengo, sont d’une incroyable densité qualitative. Certes, il s’agit de joueurs en fin de carrière (David Luiz, Arthuro Vidal, Filipe Luís), ou dont l’aventure européenne s’est soldée par un échec (Everton, Gabriel Barbosa, Thiago Maia, Gerson), mais le technicien portugais a réussi à en tirer le meilleur.
Evoluant le plus souvent avec un milieu de terrain renforcé (4-4-2 ou 4-3-1-2), Flamengo est une équipe joueuse et intense dans son animation offensive, au service d'avants-centres efficaces, à l’image de Pedro. Le style de jeu déployé a pour principaux atouts la maîtrise technique dans l’entrejeu et la virtuosité des ailiers. En revanche, la lenteur de la charnière défensive reste handicapante.
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