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ECONOMIE

Akhannouch au Parlement : les CRI passeront sous la tutelle du Chef du gouvernement

Les Centres régionaux d’investissement changent de tutelle. Pilotés depuis leur création au début des années 2000 par le ministère de l’Intérieur, ils passent désormais sous la coupe du chef du gouvernement, avec le transfert de certaines prérogatives à son ministère délégué à l’Investissement, occupé par Mohcine Jazouli.

Akhannouch au Parlement : les CRI passeront sous la tutelle du Chef du gouvernement
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Le 30 janvier 2023 à 18h31 | Modifié 30 janvier 2023 à 18h48

C’est la grande annonce du passage, ce lundi 30 janvier, de Aziz Akhannouch à la Première Chambre pour répondre aux questions orales des députés sur l’investissement.

Listant tout ce que le gouvernement entreprend depuis son investiture pour encourager les investissements nationaux et étrangers, le chef du gouvernement a annoncé que dans le cadre de la refonte globale du dispositif de l’incitation à l’investissement menée par son exécutif, les CRI passeront directement sous sa coupe.

Aziz Akhannouch a souligné par ailleurs qu’il déléguera certaines de ses prérogatives au ministère délégué chargé de l’Investissement, de la convergence et de l’évaluation des politiques publiques, piloté par Mohcine Jazouli.

La nouvelle était, il faut le dire, très attendue. Elle vient ainsi d’être officialisée par le chef du gouvernement devant les députés de la nation.

Les walis, qui étaient jusque-là les "patrons" effectifs du CRI, assumeront, selon ce nouveau dispositif annoncé par Aziz Akhannouch, "des tâches de coordination et auront le droit de revoir les décisions rendues en cas de rejet de tout investissement ou projet".

L’investissement privé à égalité avec le public d’ici 2026

Ce changement de tutelle des CRI s’inscrit dans une politique globale de révision de la politique du gouvernement dans le domaine de l’incitation à l’investissement.

Une politique dont la pierre angulaire est la nouvelle charte de l’investissement, qui vise, selon Aziz Akhannouch, à faire du secteur privé le principal moteur de l’investissement dans le pays. Deux étapes sont fixées : en 2026, l’investissement privé devrait être équivalent en termes de volume à l’investissement public, avant de passer aux deux tiers de l’investissement global à horizon 2035, contre un tiers actuellement.

En attendant, l’Etat continue d’être le principal moteur de l’investissement dans le pays. Aziz Akhannouch a livré en cela des chiffres éloquents, citant les 300 milliards de dirhams de budget réservés à l’investissement dans la loi de finances. Un record inédit dans l’histoire du pays, qui vient confirmer la politique du gouvernement en 2022, où l’enveloppe budgétaire de l’investissement public a atteint, pour une première, les 245 milliards de dirhams.

A côté de cet effort public, qui vise à contrecarrer, comme l’explique le chef de gouvernement, la conjoncture difficile, l’exécutif, toujours selon Aziz Akhannouch, a continué à accompagner l’investissement privé en tentant d’accélérer les projets portés par le capital privé.

Et ce, souligne-t-il, à travers la commission nationale d’investissement. Ainsi, depuis l’entrée en fonction de ce gouvernement, sept réunions ont été tenues dans le cadre de cette commission, au cours desquelles plus de 84 projets de conventions et avenants ont été approuvés pour une valeur de plus de 67 milliards de dirhams. Des projets qui vont contribuer, selon M. Akhannouch, à créer 10.250 emplois directs et 33.418 emplois indirects.

L’activation du Fonds Mohammed VI, doté d’une enveloppe de 45 milliards de dirhams, dont 15 milliards fournis par l’Etat, s’inscrit également dans le même objectif.

Climat des affaires : une nouvelle feuille de route en cours d’élaboration

Autre annonce importante du chef du gouvernement : l’élaboration d’une nouvelle feuille de route relative à l’amélioration du climat des affaires, en coordination avec tous les acteurs des secteurs public et privé, à l’horizon 2026.

Selon le chef du gouvernement, cette feuille de route inclura une nouvelle génération de réformes liées à :

- la simplification et la digitalisation des démarches administratives ;

- l’amélioration de l’accès au foncier et aux zones industrielles ;

- le développement de nouveaux outils pour obtenir des financements ;

- l’amélioration de l’accès aux commandes publiques afin d’en faire un levier de développement économique et de favoriser l’innovation et la culture entrepreneuriale.

La feuille de route repose également sur trois grands piliers, ajoute M. Akahnnouch :

1- "L’amélioration des conditions structurelles de l’environnement des affaires, par le renforcement du cadre légal, l’amélioration de la digitalisation du parcours de l’investisseur et la mise en place de mécanismes de coordination et de suivi" ;

2- "L’accompagnement de la transformation de l’économie nationale et le renforcement de sa souveraineté en mobilisant des mécanismes de financement innovants et en améliorant l’accès aux infrastructures et à l’énergie durable" ;

3- "La création d’un environnement propice à l’entrepreneuriat et à l’innovation tout en renforçant le potentiel et la performance du capital humain".

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Le 30 janvier 2023 à 18h31

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