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Boulemane abritera un centre d’élevage intensif de la gazelle de Cuvier

Le but est de pouvoir réintroduire, dans le milieu naturel, ces spécimens classés “vulnérables” dans la liste rouge des espèces menacées de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

Boulemane abritera un centre d’élevage intensif de la gazelle de Cuvier

Le 3 octobre 2022 à 16h40

Modifié 3 octobre 2022 à 17h13

Le but est de pouvoir réintroduire, dans le milieu naturel, ces spécimens classés “vulnérables” dans la liste rouge des espèces menacées de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

La Direction régionale des eaux et forêts et de la lutte contre la désertification de Fès Boulemane a récemment lancé un appel d'offres pour la réalisation d'une étude relative à l'élaboration du plan de gestion de la réserve biologique d’Enjil (commune rurale de la province de Boulemane).

Objectif : développer au niveau de cette réserve un centre d’élevage intensif de la gazelle de Cuvier, dans la perspective de réintroduire cette espèce dans le milieu naturel, lit-on dans l'appel d'offres. Ce projet fait suite à la mise en place de la stratégie nationale pour la conservation des ongulés sauvages, à l'origine de l'instauration du plan d'action régional afférent dans la région de Fès-Boulemane.

L'élevage des gazelles se fera en captivité 

“Nous allons pour la première fois procéder à l'élevage en captivité des gazelles de Cuvier afin d'en augmenter le nombre”, apprend-t-on auprès du département des Eaux et forêts qui souligne que les élevages conduits auparavant se faisaient en semi-captivité.

L'élevage en captivité totale se réalise dans un périmètre assez contrôlé et dans des enclos restreints. Il implique entre autres le suivi et le contrôle de la vie reproductive des espèces élevées et de leur alimentation.

En cas d'élevage semi-captif, les spécimens maintiennent un rythme de vie quasi-sauvage et ont moins de contact avec les éleveurs sauf si la situation l'exige, notamment en cas de non disponibilité de nourriture appropriée dans le milieu naturel.

Notons que la réserve d'Enjil qui abritera le futur centre d’élevage intensif de la gazelle de Cuvier sera d'abord évacuée de la gazelle Dorcas, autre espèce présente à Enjil. Les gazelles Dorcas seront réintroduites dans les zones couvrant leurs aires de répartition habituelle, nous explique le département des Eaux et forêts.

L'élevage intensif de la gazelle de Cuvier remplira les conditions habituelles de l'élevage, poursuit notre source. Il s'agira ainsi de respecter les exigences sanitaires et le bien-être animal de cette espèce, et de prendre en considération ses particularités biologiques.

La gazelle de Cuvier classée comme “vulnérable”

La gazelle de Cuvier ou Gazella cuvieri est une espèce de gazelle d'Afrique du Nord et du Sahara. Elle est actuellement classée vulnérable par la liste rouge des espèces menacées de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

Ses aires de répartition au Maroc couvrent l'Anti Atlas occidental et central, le nord-ouest des régions sahariennes, la partie amont de la vallée du Souss et l’extrême ouest du Haut Atlas occidental. La Gazella cuvieri est également observée dans le versant sud du Haut Atlas central, dans le Haut Atlas et le Haut Atlas oriental.

Environs 4.000 gazelles de Cuvier vivent à l'état sauvage au Maroc. Les populations semi-captives, elles, ne comptent que 50 individus répartis sur quatre enclos.

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