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Les huit exigences des banques qui rendent le financement Intelaka difficile à obtenir

Malgré le fait qu’il soit garanti par l’Etat, le financement Intelaka ne semble pas facile à obtenir. Le CRI Fès-Meknès a listé les principales contraintes liées aux exigences des banques et à l’accompagnement afin d’aider les porteurs de projets à les dépasser.

Les huit exigences des banques qui rendent le financement Intelaka difficile à obtenir

Le 27 septembre 2022 à 9h56

Modifié 27 septembre 2022 à 9h56

Malgré le fait qu’il soit garanti par l’Etat, le financement Intelaka ne semble pas facile à obtenir. Le CRI Fès-Meknès a listé les principales contraintes liées aux exigences des banques et à l’accompagnement afin d’aider les porteurs de projets à les dépasser.

L'analyse de données de plus 1.000 porteurs de projets reçus par le Centre régional de l'investissement (CRI) de Fès-Meknès et souhaitant bénéficier du financement Intelaka, a permis d'identifier les principales contraintes liées à l'octroi de ce prêt.

Ce travail intervient dans le cadre des missions consacrées au Comité régional de suivi et coordination de l'accompagnement des porteurs de projets et des TPME. Le CRI Fès-Meknès résume les contraintes liées aux exigences des banques en huit points :

  • Toutes les banques exigent des porteurs de projets qu'ils apportent une contribution qui varie entre 10% et 30% du montant de l'investissement.
  • Les partenaires bancaires ont tendance à orienter les entrepreneurs vers le crédit bancaire classique.
  • Certaines banques exigent des porteurs de projets qu'ils fournissent le contrat de bail du foncier support du projet avant d'avoir l'accord de principe de financement.
  • Les banques refusent de financer les projets potentiels sur des terrains collectifs, notamment les projets touristiques comme les fermes d'hôtes, malgré le fait qu'il s'agisse du statut juridique le plus représenté dans la région.
  • Certaines banques excluent les coopératives récemment créées du financement, et incitent les entrepreneurs à changer le statut de l'auto-entrepreneur pour les financer.
  • Certaines banques refusent de financer les projets relatifs à des secteurs jugés à risque, comme le tourisme, le commerce, le négoce, le transport, etc.
  • Certaines banques exigent des porteurs d'idées qu'ils justifient leurs expériences par des diplômes ou attestations, ce qui pose problème aux personnes ayant une expérience dans le commerce de proximité ou dans des activités non réglementées.
  • Certaines banques exigent aux porteurs de projets de disposer d'un statut juridique lors du dépôt des dossiers de financement.

Le CRI a également relevé quelques difficultés liées à l'accompagnement qu'il a résumé en les cinq points suivants :

  • La majorité des acteurs de l'accompagnement ne couvrent pas la totalité du territoire de la région, à savoir les deux préfectures et sept provinces.
  • La quantité de ressources des partenaires dédié au PIAFE est insuffisante pour assurer un accompagnement adéquat, vu le nombre de candidats élevé.
  • Par manque de ressources et de système de suivi, la majorité des intervenants n'arrive pas à assurer un suivi efficace et personnalisé des bénéficiaires du PIAFE.
  • Une faible implication des représentations professionnelles, notamment les associations, les fédérations professionnelles et les chambres professionnelles.
  • Les porteurs de projets potentiels ignorent l'existence de structures d'appui et des programmes d'accompagnement pouvant les assister dans la réalisation de leurs projets, par manque de communication.

Dans le but de surmonter ces contraintes, le CRI a lancé un appel d'offres pour sélectionner un prestataire qui doit mettre en place un dispositif d'accompagnement pour 500 candidats, en s'appuyant sur trois axes :

  • La formation, le coaching et le mentorat.
  • L'assistance au montage des dossiers de financement, le conseil et le suivi.
  • Le réseautage et l'aide à la pérennisation.

Le coût de ces prestations est estimé par le CRI à 3,8 millions de dirhams.

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