Élections législatives partielles : le ministère de l’Intérieur répond au PJD
Le ministère de l’Intérieur nie catégoriquement "les allégations malveillantes" du Parti de la justice et du développement, selon qui le vote a été orienté par des agents d’autorité.
Le ministère a souligné dans un communiqué que "la direction d’un parti politique (le PJD, ndlr) ayant participé aux élections législatives partielles du 21 juillet 2022 a tenté, de manière délibérée, de porter atteinte à la crédibilité de cette opération électorale".
"La direction du parti a fait la propagande d'informations erronées prétendant que le vote aurait été orienté par certains agents d'autorité, en proférant à leur encontre des propos diffamatoires qui ne sont pas à la hauteur du discours politique sérieux dont doit faire preuve le secrétaire général d’un parti politique", poursuit la même source.
Tout en se disant étonné par la "justification de cet échec pour le mettre sur le dos des agents d'autorité qui ont contribué d'une manière patriotique au succès de ces élections partielles", le ministère de l'Intérieur note que ces accusations qui se répètent à l'occasion de chaque échéance électorale sont "une forme de dénigrement des acquis démocratiques réalisés par notre pays et de tous les efforts déployés par tous, gouvernement, institutions constitutionnelles, partis politiques responsables et médias professionnels".
"Pire, il s'agit ni plus ni moins que d'un mépris et d'un refus de la volonté des électeurs qui ont choisi en toute liberté et responsabilité leurs représentants dans la gestion de la chose publique nationale", déplore-t-on de même source.
"Le pays a veillé à réunir toutes les garanties juridiques, judiciaires et politiques assurant un déroulement transparent des échéances électorales", relève le ministère, concluant que tous ceux qui ne sont pas de cet avis "ont la possibilité de recourir aux institutions constitutionnelles compétentes pour contester les résultats électoraux".
Lundi 25 juillet, le parti islamiste a publié un communiqué à la suite des élections partielles qui ont eu lieu à Meknès, "accusant les agents d'autorité d'avoir manipulé les résultats dans certains bureaux de vote et d'avoir expulsé des observateurs du parti juste avant le dépouillement".
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