Dimagaz condamnée à 1,1 MMDH au profit de Banque Populaire
La Société marocaine de diffusion de gaz est en litige avec une branche régionale de Banque Populaire. Un premier jugement reconnaît à l’établissement bancaire une créance de 1,1 milliard de dirhams. Le PDG de Dimagaz est en prison pour une autre affaire.
Dimagaz bataille pour faire annuler une condamnation à 1.101.743.781 DH ! Ce montant lui est réclamé par la Banque Populaire de Fès-Meknès. L’établissement bancaire fait valoir un jugement rendu le 14 février 2022 par le tribunal de commerce de Casablanca.
Une décision contestée par le distributeur marocain de bouteille en gaz. Sa défense a initié un recours auprès de la cour d’appel où le dossier est aujourd’hui à l’examen. La prochaine audience est programmée pour le 12 septembre.
En tant que « caution », le dirigeant du groupe, Najib El Jerari, est directement concerné par la condamnation de sa société. Le jugement ouvre la voie à la contrainte par corps en cas de non-paiement.
Sollicité pour un commentaire, l'intéressé est demeuré injoignable malgré plusieurs tentatives d'appel de Médias24. Après vérification, des sources judiciaires nous apprennent qu'il « est actuellement incarcéré pour une autre affaire. Il a été transféré récemment à la prison de Ouarzazate ». Nous n’avons pas pu établir les motifs de cette mise en détention « survenue il y a une année ».
En attendant la décision de la cour d'appel, la Banque Populaire a d'ores et déjà diligenté plusieurs saisies pour garantir le règlement de sa créance.
Selon nos informations, d’autres banques s’apprêtent à déposer des actions en paiement, là aussi pour des montants conséquents. C’est le cas de Bank of Africa qui se positionne sur un montant de 370 millions de dirhams. Dans ces deux dossiers, BOA et BP sont assisté par le même avocat : Me Azzedine Kettani.
Créée dans les années 1970, Dimagaz est un opérateur marocain indépendant, présent dans les régions du Centre et du Nord-Est. Jusqu’en 2017, il détenait 5% du marché national pour un chiffre d’affaires avoisinant 1,01 MMDH. En 2018, Médias24 annonçait un rapprochement entre cette entité et Total Maroc, désireux de grapiller des parts de marché sur le segment du gaz de pétrole liquéfié.
Cette société figure, entre autres, dans l’actionnariat de la Société marocaine des carburants Salama. Ce distributeur fait l’objet d’une demande de « prévention externe » au tribunal de commerce. Le juge a ordonné une expertise avant de livrer son verdict.
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