Asmaa Rhlalou : la Commune doit verser plus de 198 MDH suite à des jugements
Fonctionnaires fantômes, faiblesse des recettes, opposition... Autant de sujets sur lesquels la maire de Rabat, Asmaa Rhlalou, s’est exprimée dans une récente sortie médiatique.
Le mandat de la maire RNI de Rabat, Asmaa Rhlalou, va de polémique en polémique. Après une élection tumultueuse, sa gestion du conseil de la ville est sous le feu de la critique d’une opposition des plus virulentes, menée par le PJD.
"J’ai trois oppositions au sein du conseil. Le PJD, l’UC et la gauche. Seul le PJD se retire des sessions", affirme-t-elle, insinuant qu’après dix années de gestion, le PJD a laissé derrière lui de nombreuses casseroles.
"J’ai trouvé plein de gros dossiers qui étaient bloqués dans la région", poursuit-elle. "Les gros projets de la région ont été lancés par le SM le Roi ; citez-moi un seul projet proposé et réalisé par le PJD."
Une situation financière fragile
Parmi les reproches qu’elle adresse aux anciens gestionnaires de la capitale, Asmaa Rhlalou évoque la gestion des finances de la Commune. "Tout service que nous voulons offrir nécessite des moyens financiers, donc des ressources. On s’est naturellement penché sur les ressources de la Commune, le résultat est surprenant", déclare-t-elle.
"Il y a ce qui relève de la dilapidation de l’argent public", accuse la maire de Rabat. "Lorsqu’un avocat n’assiste pas aux audiences pour défendre les intérêts de la Commune, sans qu’il n’y ait de suivi, au final, la Commune est condamnée à 10 milliards de centimes (100 MDH, ndlr) dans un seul dossier que je dois aujourd’hui payer", fustige-t-elle.
"Au total, la Commune doit verser plus de 198 MDH dans le cadre de jugements la condamnant parce qu’il n’y avait pas de suivi", poursuit-elle. "Je travaille jour et nuit pour augmenter les recettes, pour finir par les offrir, parce que des personnes n’ont pas fait leur travail."
Au niveau des recettes, là encore, à en croire la maire de Rabat, des défaillances sont palpables. Elle explique que pendant des années, les recettes n’ont pas été collectées. "Exemple : sur 300 autocars qui entrent à la gare routière de Rabat, seuls 30 paient la redevance. Ces gens ne paient pas. Les grands taxis non plus", avance-t-elle.
Elle révèle également que sur 3.400 fonctionnaires payés tous les mois, 1.000 sont réellement opérationnels. "Oui, c’est l’anarchie, en effet. Nous travaillons sur ce dossier des fonctionnaires fantômes", affirme-t-elle.
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