90% des étudiants en médecine dépendent financièrement de leurs familles (étude)
La Commission nationale des étudiants en médecine, médecine dentaire et pharmacie a mené une étude sur les conditions financières et sociales des étudiants des filières de santé. Des solutions ont été proposées pour remédier aux difficultés observées.
L’enquête de la Commission nationale des étudiants en médecine, médecine dentaire et pharmacie (CNEM) a sondé plus de 5.000 étudiants afin de mettre en lumière leurs problématiques financières et sociales.
Il en ressort que la majorité d’entre eux dépendent financièrement de leurs familles à cause de ressources financières insuffisantes et limitées, notamment en l’absence d’offres d’emploi adaptées. C’est là le principal constat de l’étude, à peine atténué par l’octroi de bourses et d’indemnités.
La CNEM précise que "les étudiants en médecine, en médecine dentaire durant les deux premières années et en pharmacie durant les trois premières années ne reçoivent aucune bourse, indemnité ou aide systématique pour contribuer aux dépenses engendrées par les études".
Concernant les étudiants externes de 3e année, ils sont rétribués à hauteur de 630 DH pour leurs activités hospitalière et ambulatoire. Les étudiants internes amenés à effectuer des stages perçoivent une indemnité de 2.000 DH par mois.
Peu d’étudiants bénéficient des bourses d’études
La CNEM explique qu’il existe quelques bourses auxquelles les étudiants peuvent postuler durant l’année du baccalauréat. "Mais si l’étudiant rate cette occasion de postuler, il n’aura plus la possibilité de la solliciter à nouveau." Selon les résultats de l’étude, 43,41% des étudiants sondés ont déjà postulé pour bénéficier de la bourse Minhaty, mais seulement 18% en bénéficient.
Deux autres bourses restent disponibles pour les étudiants dont les parents sont adhérents à deux fondations : la Fondation Mohammed VI des œuvres sociales des enseignants (FM6) et la Fondation Hassan II de la santé (FH2). Ainsi, 16% reçoivent une bourse de la part de la FM6 et 4% de la part de la FH2. "Mais les retards et les omissions, qui durent de 4 à 7 mois, renforcent la précarité des étudiants", regrette la CNEM.
"Difficultés de logement et de transport"
En conséquence de ces obstacles financiers, 50% des étudiants ont du mal à payer leur loyer, dont le montant plafonne environ à 2.500 DH. Cela contraint 42% des étudiants à se loger de plus en plus loin des établissements universitaires. "Les logements se situent en moyenne à 40 minutes des facultés et terrains de stages", assure la Commission.
De plus, 65,5% des étudiants sondés estiment que cette situation "impacte négativement le rendement dans les services hospitaliers et lors de leur apprentissage universitaire".
Les écueils financiers ont aussi des répercussions sur le bien-être des étudiants : 64% d’entre eux sautent des repas, à en croire les résultats de l’étude. "Les restaurants universitaires, dont les prix sont abordables, sont situés loin des lieux des études médicales", déplore la CNEM.
Pour subvenir à leurs besoins, la majorité des étudiants en médecine (92%) disent avoir recours à l’aide financière de leurs familles. Ils estiment que le montant minimal nécessaire pour subvenir à leurs besoins est de 2.700 DH par mois.
La CNEM recommande donc une hausse des indemnités mensuelles ainsi que l’instauration de bourses pour les étudiants du 1er cycle. Elle avance que "la totalité des étudiants réclament un nouveau statut particulier pour l’étudiant faisant sa fonction à l’hôpital".
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