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L'affaire Pegasus : le Maroc demande de nouveau à Amnesty des preuves (Communiqué)

Les autorités marocaines ont demandé, de nouveau, à Amnesty International d'apporter les preuves et les arguments de ses accusations, quant à la possession et à l'utilisation malveillante par le Maroc du logiciel Pegasus.

L'affaire Pegasus : le Maroc demande de nouveau à Amnesty des preuves (Communiqué)

Le 18 mars 2022 à 19h32

Modifié 18 mars 2022 à 19h42

Les autorités marocaines ont demandé, de nouveau, à Amnesty International d'apporter les preuves et les arguments de ses accusations, quant à la possession et à l'utilisation malveillante par le Maroc du logiciel Pegasus.

Les autorités marocaines ont demandé, de nouveau, à Amnesty International (AI) d'apporter les preuves et les arguments de ses accusations contre le Maroc, "conformément aux exigences d'objectivité et de professionnalisme dictées par la longue tradition des droits de l'Homme, en garantie de la crédibilité".

Dans un communiqué publié le vendredi 18 mars, la Délégation interministérielle aux droits de l'Homme (DIDH) indique que les autorités publiques ont affirmé, en réponse à Amnesty, qui a publié le 9 mars un communiqué dans lequel elle persiste dans ses accusations, "que cette organisation se révèle encore une fois incapable de fournir l'argument irréfutable et la preuve matérielle étayant ses allégations".

En vue d'éclairer l'opinion publique, ajoute le communiqué, les autorités publiques réaffirment "ce qu'elles ont régulièrement exprimé à ce sujet, précisant que le directeur exécutif d'AI au Maroc a été informé le 26 juin 2020 de l'étonnement des autorités marocaines face aux allégations de l'organisation et à son refus de fournir les preuves matérielles qui corroborent ses allégations, tout en réitérant la demande des autorités de leur soumettre des arguments de ses assertions".

De même, le chef du gouvernement a adressé le 1er juillet 2020 une correspondance à la secrétaire générale par intérim d'Amnesty International, lui demandant de fournir les preuves matérielles desdites allégations, rappelle-t-on de même source.

Le communiqué souligne que les autorités marocaines ont reformulé, à l'issue du Conseil de gouvernement du 2 juillet 2020, leur demande d'être informées du sort réservé aux preuves et arguments sur lesquels l'organisation s'appuie dans ses allégations.

La même source rappelle que le chef du gouvernement a fait, le 9 juillet 2020, une déclaration à propos de la réponse fournie par la secrétaire générale intérimaire de l'organisation, dans laquelle il affirmait que l'Organisation n'avait pas apporté dans sa réponse la moindre preuve qui puisse créditer ses précédentes accusations et allégations. Il a réitéré l'appel lancé à cette organisation à mettre à la disposition des autorités marocaines une copie du rapport de l'expertise scientifique sur laquelle elle se fonde pour colporter ses allégations.

Les autorités marocaines ont adressé le 28 février dernier une lettre à cette organisation, formulant encore une fois la demande de preuves et arguments matériels desdites allégations, conclut la même source.

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