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Agriculture : les dernières pluies font renaître l’espoir dans les régions du nord de Casablanca

Avec les dernières pluies, l’espoir renaît pour quelques parcelles céréalières, notamment dans les régions du Gharb, de Fès-Saïss, du Nord et du Moyen-Atlas, rassure Rachid Benali, premier vice-président de la Confédération marocaine de l’agriculture et du développement rural.

Agriculture : les dernières pluies font renaître l’espoir dans les régions du nord de Casablanca

Le 10 mars 2022 à 16h44

Modifié 10 mars 2022 à 18h30

Avec les dernières pluies, l’espoir renaît pour quelques parcelles céréalières, notamment dans les régions du Gharb, de Fès-Saïss, du Nord et du Moyen-Atlas, rassure Rachid Benali, premier vice-président de la Confédération marocaine de l’agriculture et du développement rural.

Alors que l’espoir renaît dans certaines régions comme le Gharb, le Saiss, le Nord et le Moyen Atlas, les cultures de printemps commencent à se mettre en place.

Ces dernières sont en cours, malgré la surchauffe enregistrée par les prix des engrais azotés et du carburant, relève la même source.

Pour les engrais importés, le prix du quintal d’ammonitrate est passé de 340 DH en 2020-2021 à 850 DH actuellement. Et la tendance est toujours vouée à la hausse avec l’explosion des cours des produits énergétiques, conséquence de la guerre qui sévit actuellement dans la région de la mer Noire.

La même note d’optimisme est également affichée concernant l’élevage. Selon Rachid Benali, « la situation des parcours devrait s’améliorer avec les dernières pluies ». Ce qui se traduirait par une détente sur la demande en orge subventionnée, dont la distribution a commencé dans plusieurs régions. Et si la pluviométrie augmente au cours du printemps, les besoins en orge subventionnée se réduiraient davantage, anticipe le premier vice-président de la Confédération marocaine de l’agriculture et du développement rural (Comader).

De même, l’arboriculture fruitière ne devrait pas connaître de problèmes majeurs, hormis les prix des intrants qui risquent de décourager quelque peu les exploitants.

Mais un constat s’impose dès à présent. Les régions au sud de Casablanca sont jugées entièrement sinistrées. En revanche, il est encore prématuré de se prononcer sur celles au nord de Casablanca-Settat.

« C’est la raison pour laquelle les expertises de l’Assurance agricole n’ont pas encore démarré », estime Benali. Sauf qu’il serait déjà trop tard pour nombre de parcelles des régions sinistrées, qui ont été ouvertes à l’élevage avant le déploiement du plan de sauvetage du cheptel. C’est le cas de plusieurs zones de la région de Casablanca-Settat.

A la forte contraction de la réserve du Barrage Al Massira (le taux de remplissage est à 7%) s’ajoute le retrait de la nappe phréatique qui a atteint la côte d’alarme, constate une source autorisée auprès de la Direction régionale de l’agriculture de la région de Casablanca-Settat.

Cette région, qui s’érige en grenier du Maroc, s’était abstenue de programmer des cultures irrigables à partir des eaux des barrages. Et ce, même pour ce qui est du maraîchage et de la betterave à sucre. Et la région ne fait pas l’exception. D’autres régions d’importance agricole affrontent également les effets de la sécheresse. C’est particulièrement le cas de Fès-Saïs, du Haouz-Tensift, du Tadla-Azilal et de l’Oriental.

Face à cette situation, le ministère de l’Agriculture opère un suivi permanent avec ses services extérieurs. Selon nos informations, la tutelle tient entre deux et trois réunions par semaine avec ses directions régionales (DRA), directions de la production végétale (DPA) et offices régionaux de mise en valeur agricole.

Et la situation de crise ne se limite pas aux cultures annuelles, elle touche également les spéculations d’exportation. Selon nos informations, le dernier conseil d’administration de l’organisme en charge du contrôle et de la coordination des exportations des produits agricoles frais et transformés, tenu sous la présidence du ministre de l’Agriculture, a été l’occasion « d’un véritable mur des lamentations ».

Avec en tête les agrumiculteurs qui demandent une aide pour compenser les dégâts subis sur le marché russe, en raison du défaut de paiement. Un recul des recettes sur le marché de l’Union européenne est également avancé. Or les seules assurances obtenues par les opérateurs ont trait au report des dettes contractées auprès du Crédit agricole et à la garantie de nouveaux financements.

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