La start-up marocaine Sowit accompagne le financement des agriculteurs au Niger
L'entreprise a signé une convention-cadre pour accompagner la Banque agricole du Niger dans l'évaluation des risques-clients, pour favoriser l'octroi de prêts aux agriculteurs aux meilleures conditions. La start-up, qui cible principalement le continent africain, voit un fort potentiel de développement pour ses solutions technologiques.
La start-up marocaine Sowit a signé une convention-cadre avec la Banque Agricole du Niger pour utiliser ses technologies de télédétection satellite dans le credit scoring, ce mardi 1er mars, en marge du Salon de l’agriculture du Niger, annonce un communiqué de Sowit.
Concrètement, il s’agit pour la start-up marocaine d’analyser, à travers les données satellites et l’intelligence artificielle, le potentiel de production des demandeurs de prêts, afin de favoriser l’octroi de crédits aux meilleures conditions.
Contacté par Médias24, le cofondateur de la start-up, Hamza Rkha Chaham, nous apprend que la convention signée permet un démarrage immédiat avec "un périmètre qui est composé de quelques milliers de clients". La convention comporte également d’autres sujets comme l’assurance agricole et l’assistance technique ponctuelle, qui vont être déployés ultérieurement.
Sowit voit un grand potentiel agricole au Niger, pays qui compte 15 millions d’hectares de terres cultivables, dont 25% seulement sont réellement cultivées, alors même que le fleuve Niger, troisième plus long fleuve d’Afrique, assure la disponibilité de l’eau sur près de 500 km.
Dans ce pays du Sahel, la start-up marocaine accompagne notamment l’entreprise tunisienne Cillium qui investit dans la culture de tomates. Cillium s'appuie sur la technologie de Sowit pour la sélection des terres les plus favorables.
Les bailleurs de fonds internationaux demandeurs de ces technologies
D’après Hamza Rkha Chaham, la solution de Sowit permet aux pays africains de mieux mobiliser les financements des bailleurs de fonds internationaux, comme ceux de la Société financière internationale, destinés à soutenir l’agriculture dans le continent. Ces institutions ont besoin de données crédibles pour se déployer. C’est la raison pour laquelle il estime que la solution développée par sa start-up détient un fort potentiel.
Cette convention n’est pas la première du genre pour Sowit, puisque à en croire le cofondateur de la start-up, elle réalise des opérations similaires en Ethiopie avec l’Agence de transformation agricole, qui est aussi financée par d’autres institutions internationales. En Tanzanie également, l’entreprise a démarré récemment par une phase pilote.
Au Maroc, la jeune entreprise collabore avec le ministère de l’Agriculture pour estimer la valeur ajoutée des investissements subventionnés par le fonds de développement agricole sur des dizaines de milliers d’hectares.
La start-up développe d’autres activités
Parallèlement à l’évaluation du potentiel de production pour l’octroi de crédits, Sowit voit en l’assurance paramétrique une autre activité à fort potentiel, qu'elle est en train de développer dans le cadre de ses différents partenariats.
Au Maroc, la start-up ne se fonde pas uniquement sur les données des images satellitaires, mais elle recourt également à d’autres méthodes de détection comme les sondes. La combinaison de ces différentes technologies lui permet de formuler des recommandations à l'intention des agriculteurs et des décideurs, particulièrement en cette période de sécheresse.
A travers son application qui compte à ce jour 11.500 utilisateurs et quelque 40.000 utilisateurs indirects estimés (puisque les données sont partageables via WhatsApp), Sowit offre des solutions de conseil, ayant trait notamment à l’utilisation des engrais et à l’irrigation.
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