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À la CGEM, voici l’essentiel des messages des chefs d’entreprises à Akhannouch

La CGEM a reçu le chef du gouvernement accompagné de quatre membres de l'exécutif, ce mercredi 2 février, pour discuter de la reprise de l'économie marocaine. Si du côté du gouvernement le message principal concernait la vaccination, les patrons ont tout de même exposé leur doléances.

À la CGEM, voici l’essentiel des messages des chefs d’entreprises à Akhannouch

Le 2 février 2022 à 20h14

Modifié 2 février 2022 à 21h06

La CGEM a reçu le chef du gouvernement accompagné de quatre membres de l'exécutif, ce mercredi 2 février, pour discuter de la reprise de l'économie marocaine. Si du côté du gouvernement le message principal concernait la vaccination, les patrons ont tout de même exposé leur doléances.

À la CGEM ce mercredi 2 février 2022, le chef du gouvernement avait un message précis à délivrer : il faut inciter les salariés à prendre la troisième dose. « Sans vaccin, il n’y aura ni cash flow ni Ebitda », a-t-il insisté, avant de donner rendez-vous aux chefs d’entreprises dans les prochaines semaines, pour discuter de la relance économique et des questions de l’entreprise.

Cela dit, les représentants du patronat ont tout de même profité de la présence de Aziz Akhannouch, accompagné de quelques ministres du gouvernement, pour exposer certaines problématiques et formuler quelques demandes.

Chakib Alj a souligné plusieurs annonces et mesures prises par le gouvernement au cours de ces 100 premiers jours. Le plan d’urgence de deux milliards de dirhams destiné au tourisme, la réouverture des frontières le 7 février, l’accélération du remboursement des crédits TVA, le maintien de l’investissement public à 240 MMDH…

Chakib Alj demande la réactivation du CVE

« Il s’agit effectivement de signaux qui nous motivent et nous encouragent à continuer à croire en notre économie, malgré une conjoncture mondiale délicate, marquée notamment par l’inflation, par une hausse du coût des matières premières et par une perturbation des chaînes d’approvisionnement », a indiqué le président de la CGEM.

« Plusieurs acquis ont été réalisés, mais le chemin est encore long. Aujourd’hui, il faut donner une forte dynamique à l’économie de notre pays afin qu’elle renoue avec la croissance et crée des opportunités d’emplois pour notre jeunesse (…). Il est aussi temps d’instaurer durablement un nouveau contrat de confiance public-privé basé sur une méthodologie de travail constructive et orienté résultats, ainsi que sur des circuits de décisions courts, à l’instar de ce qui a été fait dans le cadre du Comité de veille économique », a-t-il avancé en appelant à la réactivation du CVE.

L’inflation et la liquidité, deux gros challenges en 2022

Mehdi Tazi a, pour sa part, insisté sur l’impact de la pandémie, évoquant « deux grosses inquiétudes, et donc deux gros challenges pour 2022 ».  « Le premier est la forte tension inflationniste observée dans le monde. Chez nous, grâce à un certain nombre de facteurs, nous l’avons contenue à 1,8% », a-t-il rappelé. « Elle est essentiellement due au déséquilibre de la logistique mondiale. Quand on regarde les gains des cinq plus grands logisticiens mondiaux réalisés en 2021, ils sont supérieurs à la somme des gains qu’ils ont réalisés sur les trente dernières années. »

« C’est un risque important pour nous, car si cette inflation court sur le long terme, ça ne sera pas tenable ni pour le budget de l’État ni pour les entreprises », a-t-il alerté. « Nous voyons ce risque arriver et nous nous en inquiétons »

Le second challenge cité par Mehdi Tazi est celui de la liquidité. « Nous avons un peu moins de 70.000 entreprises qui ont bénéficié de Damane Oxygène et de Damane Relance pour à peu près 53 MMDH (milliards de DH). Certaines ont commencé à rembourser en 2021 avec Damane Oxygène. Pour Damane Relance, les remboursements démarrent en 2022. Ceci impacte la trésorerie, alors que certains secteurs ont moins repris qu’on le pensait. »

À ce sujet aussi, « nous nous inquiétons de l’impact que peut avoir le remboursement des crédits dans une période où certains n’ont pas encore repris ».

Les quatre sujets prioritaires pour la CGEM

Par le biais de son vice-président général Mehdi Tazi, la CGEM a demandé au gouvernement de s’impliquer de manière opérationnelle sur quatre sujets prioritaires :

1- Le financement : « Parce que nous avons besoin de diversifier les mécanismes de financement, notamment via le déploiement du Fonds Mohammed VI pour l’investissement, mais également d’autres solutions de financements. »

2- Le foncier : « Nous souhaitons contribuer à la création d’un ensemble de parcs industriels par région, en PPP, à prix coutant et à but non lucratif par la CGEM, et en cassant les mécanismes de la spéculation foncière. »

3- L’énergie : « Nous devons arriver rapidement à l’objectif de 0,50 DH/kWh, d’abord par l’intégration de la moyenne tension dans le périmètre libéralisé, et en libérant le plein potentiel de la production par les entreprises, et même par les citoyens. »

4- La formation : « Nous voulons consacrer le Maroc en tant que nation digitale, en contribuant à l’atteinte de l’objectif fixé par le Nouveau Modèle de développement de former 50.000 talents par an au métier du numérique. »

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