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Gaz de Larache : le directeur de Chariot au Maroc répond aux questions de Médias24

On y apprend notamment que les résultats définitifs et certifiés du forage en cours demanderont encore quelques mois. Un échange avec Pierre Raillard, directeur pays de Chariot au Maroc.

Pierre Raillard, Head of Gas Business Maroc au sein de Chariot Oil & Gas

Gaz de Larache : le directeur de Chariot au Maroc répond aux questions de Médias24

Le 28 décembre 2021 à 17h31

Modifié 10 janvier 2022 à 15h32

On y apprend notamment que les résultats définitifs et certifiés du forage en cours demanderont encore quelques mois. Un échange avec Pierre Raillard, directeur pays de Chariot au Maroc.

Le groupe britannique Chariot Energy exploite une licence au Maroc, et une deuxième est en négociations finales. Toutes deux sont offshore, Lixus est au large de Larache, et la seconde va jusqu’au jusqu’au nord de Mohammédia. Depuis le 15 décembre, un forage est en cours dans le permis Lixus, au large de Larache. Un puits appelé Anchois-2 est en cours de forage, avec vérification du puits Anchois-1 qui, lui, date de 2009.

Les ressources possibles se situent entre 6 et 10 milliards de mètres cubes de gaz, un potentiel proche des réserves de Tendrara.

Médias24 fait le point avec Pierre Raillard, directeur pays du groupe Chariot et, à ce titre, responsable des forages au Maroc.

Médias24 : Le premier puits du permis Lixus a été foré en 2009 par Repsol. Selon ce que laissent entendre certaines communications, il y a du gaz dans ce puits. On ne comprend pas pourquoi il a été abandonné par Repsol.

Pierre Raillard : Oui, il y a du gaz et Repsol a toujours dit qu’il y avait du gaz. Nous n’avons pas de précisions concernant la démarche stratégique de Repsol. À titre personnel, ce que je comprends, c’est qu’il y avait des recherches de volumes d’hydrocarbures beaucoup plus élevés. Et le gaz n’était pas stratégiquement aussi important qu’aujourd’hui. Du point de vue de la société Repsol, le projet n’était probablement pas économique.

Lorsque Chariot a repris la licence en 2019, les outils techniques avaient entre-temps évolué. Nous avons regardé ce potentiel sous un autre angle et acquis la conviction que les ressources peuvent être suffisantes pour justifier un développement. C’est ce que nous cherchons à valider à travers le forage qui est en cours.

 

– Il n’y a pas de réserves certaines donc… vous parlez plutôt de ressources dans l’attente de confirmation, et éventuellement de certification. Il y a des chiffres qui circulent : on parle de 6 milliards, de 10 milliards, voire de 28 milliards de mètres cubes.

– Pour le moment, il faut davantage regarder l’intervalle de 6 à 10 milliards de mètres cubes récupérables.

 

– Il faudra donc attendre le forage et les études qui viendront ultérieurement.

– Exactement. Les objectifs de ce forage sont à la fois de confirmer la découverte existante, ainsi que de rechercher un réservoir plus profond dans le but d’augmenter les ressources en place.

Le Stena Don, plateforme de forage au large de Larache

– Un branchement éventuel vers le Gazoduc Maghreb-Europe a été évoqué. Mais c’est peut-être trop tôt pour en parler…

– À ce stade, c’est un petit peu trop tôt, mais nous travaillons sur des options qui, pour l’instant, ne sont pas encore cristallisées. Cela dépendra du marché, de l’appétit des différents acteurs au Maroc, comme l’industrie ou la génération d’électricité. Notre position géographique à Larache nous donne de la flexibilité : nous sommes très proches du gazoduc, nous ne sommes pas non plus très loin de Kénitra. Ce sont des discussions qui devraient monter en puissance en 2022.

 

– On parle aussi d’un contrat. Avez-vous réellement signé un contrat avec un partenaire étranger ?

– Nous avons signé un protocole d’accord qui définit ce que seraient les modalités d’un contrat dans le futur. Il s’agit d’un groupe international. À ce stade, il n’est pas possible d’en dire davantage.

Rissana va entourer les limites extracôtières de la licence Lixus existante de Chariot. Elle couvrira également les zones nordiques les plus prometteuses de la licence offshore Mohammédia et de la licence offshore de Kénitra.

– Est-ce que vous envisagez d’autres investissements au Maroc ?

– La question se posera lorsque nous aurons confirmé les ressources. Cette possibilité est ouverte.

Nous sommes par ailleurs en négociations finales pour la licence Rissana [carte ci-dessus]. Cela nous offre déjà une zone très grande superficie d’exploration et de développement. Le potentiel d’exploration autour de Lixus est très important.

 

– Est-ce que l’hydrogène vert au Maroc vous intéresserait ?

– On envisage l’hydrogène vert sur des projets de long terme. Nous avons obtenu un permis pour une grande surface en Mauritanie, onshore et offshore. Nous en sommes à la phase d’études préliminaires et de recherche de partenaires.

 

– Le délai pour être fixé concernant le volume de ressources commercialisables des puits Anchois au large de Larache, c’est bien fin janvier 2022 ?

– La campagne de forage a commencé le 15 décembre. Nous prévoyons qu’elle se termine fin janvier, nous en sommes au premier tiers, ça se passe bien opérationnellement.

On aura probablement des premières indications fin janvier. Mais ensuite, plusieurs semaines ou plusieurs mois seront nécessaires avant d’avoir une re-certification des ressources.

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