Cession de la Samir : Les affaires reprennent, nouveau dispositif d'examen des offres
Les organes de la procédure y croient encore et changent de méthode pour optimiser les chances de céder la Samir. Les offres de rachat seront mieux filtrées. Nommée banque d'affaires, CFG Bank sera amenée à jouer un rôle central.
Nouveau souffle pour la Samir ? Au tribunal de commerce de Casablanca, on s’active en ce sens. Les organes de la liquidation voudraient insuffler une nouvelle dynamique au dossier, précisément sur le volet de la cession.
« A cause de la pandémie, surtout en période de confinement, le processus était complètement à l’arrêt. Les offreurs avaient déserté le tribunal. Mais depuis quelques semaines, les affaires reprennent », rassure une source impliquée dans la procédure.
Profitant de cette « reprise », les différents intervenants ont convenu d’une nouvelle méthode pour aborder les futures offres de rachat. « Désormais, elles seront mieux filtrées », promet notre interlocuteur. « Les propositions seront minutieusement analysées par Abdelkbir Safadi, syndic de la liquidation judiciaire. Il en examinera le contenu et le sérieux avant de les soumettre au juge-commissaire. Seules les offres jugées sérieuses atterriront devant ce magistrat », rapporte notre interlocuteur.
« L’objectif est d’éviter aux investisseurs les multiples va et vient au bureau du juge-commissaire. Mais, à ce dernier, de trop s’investir dans des négociations souvent vaines et qui ne relèvent pas forcément de son champ d’action. L’essentiel de la procédure se fera en amont. Les offres seront mieux filtrées. Le juge n’interviendra qu’à l’étape de la validation », explique la même source.
Selon nos informations, ces dernières semaines, au moins deux investisseurs ont manifesté leur intérêt. « L’une de ces offres est même en passe d’atterrir devant le juge-commissaire conformément à la nouvelle procédure », annonce une source judiciaire. Cela signifie-t-il que le candidat a pu produire une caution bancaire ? Jusque là, la garantie s'est posée en pierre d'achoppement à la cession. On en saura davantage dans une semaine. Le dossier de la cession est programmé pour l'audience du 6 juillet.
Le syndic prendra désormais le gros du travail, mais il ne sera pas seul. Nommée en tant que banque d’affaires, CFG Bank semble tenir un rôle central dans le nouveau dispositif. Elle épaule le liquidateur dans sa mission de prospection et d’examen des offres. « Techniquement, cette entité est la mieux outillée pour ce type de missions, complexes par leurs enjeux financiers. Elle est la mieux placée pour démêler la bonne offre de la mauvaise », affirme une autre source.
Prospecter les meilleures offres, faciliter une « communication positive » avec les acquéreurs potentiels, valoriser le « produit »… Ces tâches avaient été dévolues à CFG Bank au moment de sa désignation en 2020 par le tribunal. Ses missions couvrent la recherche de candidats potentiels au rachat, mais aussi à la location-gérance, option envisagée par le tribunal. Elle devait remonter des rapports périodiques au juge-commissaire. Une année plus tard, on sait peu ou rien sur les réalisations de cette banque. Sollicités, plusieurs sources impliquées directement dans le dossier disent qu’ils n’ont « rien à signaler » à ce sujet.
Les créanciers suivent de près ce nouveau virage procédural. « C’est une manière de professionnaliser la procédure. Les offres seront mieux filtrées. Le tribunal perdait parfois son énergie à négocier avec des candidats dont la démarche procède plus de la collecte d’information que d’un intérêt réel pour le raffineur », estime le représentant d’un créancier. Ils sont près de 400 à attendre une issue au dossier. Le retard de la vente compromet leurs chances d’un remboursement au bon prix.
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