Conjoncture : Le BTP toujours loin du bout du tunnel
Malgré le redressement des ventes de ciment, le secteur des BTP continue de souffrir. En cause, la crise, le déficit de visibilité et le renchérissement des matériaux de construction.
«Des signes prometteurs se profilent pour le secteur du bâtiment et travaux publics (BTP)». Le constat est ainsi dressé par les analystes de la Direction des études du ministère des Finances (DEPF). A l’appui, il est fait référence à deux indicateurs, les ventes du ciment et les crédits accordés à l’immobilier.
Le premier baromètre a enregistré une augmentation de 25% sur les 5 premiers mois de 2021, alors que les prêts accordés à l’habitat ont bondi de plus de 6% sur la même période.
Les ventes de ciment (ci-dessous), se sont effondrées au cours du confinement l'année dernière. La comparaison du cumul des 5 premiers mois de 2021 avec la même période de 2020 n'est pas justifiée parce que les mois de mars, avril et mai avaient été ceux du confinement général.
A fin 2020, le cumul de la consommation du ciment s’était replié de 10% à 12,263 millions de tonnes contre 13,630 millions de tonnes, en 2019.
Pour la Fédération du bâtiment et travaux publics, "les ventes du ciment ne constitue pas un indicateur fiable pour leur secteur, pour la simple raison que le matériau est destiné aussi bien à la construction qu’à la réparation".
Selon Mostafa Meftah, directeur de la Fédération du BTP, «le secteur des BTP traverse toujours une mauvaise conjoncture». Elle résulte d’un déficit de visibilité aggravé par un marché de matériaux de construction en hausse soutenue.
Pour les professionnels, la commande publique représente plus de 75% de leur business. Or, l’essentiel des contrats a été négocié avant le contexte de crise pandémique. Depuis cette époque, les matériaux de construction ont connu de fortes hausses.
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