PCNS: réflexions sur le nouveau modèle de développement
L'édition du mardi 15 juin du programme hebdomadaire du Policy Center for the New South s'est articulée autour des «Réflexions sur le nouveau modèle de développement». Le débat a été axé sur l’aspect socio-économique du rapport de la Commission et sur ses principales dispositions concernant les secteurs de la santé, de l’éducation et du tourisme ainsi que la transformation structurelle de l’économie.
Au début de ce débat, Larabi Jaïdi, membre de la Commission sur le modèle de développement, a indiqué que le diagnostic effectué par la commission chargée du nouveau modèle de développement, à propos de la situation économique actuelle du Maroc, a confirmé qu’il était devenu indispensable de procéder à des transformations structurelles et de fond, surtout que le rythme de la croissance économique enregistré par la Maroc ces dernières années reste lent.
Larabi Jaïdi a souligné que l’incitation à l’innovation, la suppression des restrictions qui pèsent sur l’initiative et la promotion de la coopération entre l’investissement privé et public ainsi que l’augmentation de la valeur ajoutée de la production marocaine sont autant de facteurs essentiels qui doivent être exploités ou repensés, pour assurer le développement de l’économie nationale.
S’agissant du secteur du tourisme et du choc auquel ce secteur a été soumis en raison de la pandémie, M. Jaïdi a indiqué que la conjoncture actuelle nécessite de reconsidérer la structure et les orientations de ce secteur et de réfléchir à une politique de développement différente soucieuse de le moderniser et de le rendre plus rentable dans les années à venir.
Pour sa part, Nouzha Chekrouni, Senior Fellow du PCNS, a souligné que l’école est au cœur des défis du développement de la société et de la construction du Maroc de demain, expliquant que le secteur de l’éducation doit pouvoir donner naissance à une école capable de répondre aux besoins de formation de citoyens dotés de hautes compétences.
Nouzha Chekrouni a par ailleurs salué le fait que le rapport ait insisté sur la nécessité de produire un référentiel basé sur l’identité marocaine et de créer une agence qui rassemble les corps enseignants et les familles marocaines dans le but de promouvoir prioritairement le processus participatif sur lequel est basé le nouveau modèle de développement et contribuer ainsi à réduire les disparités sociales.
Concernant le volet de la santé, Larabi Jaïdi a indiqué que le Maroc souffre de l’absence d’une carte sanitaire qui pourrait identifier les points faibles des infrastructures et des mécanismes de base afin d’être en mesure de fournir des services de santé qui tiennent compte des disparités entre les régions et entre les milieux rural et urbain.
Réagissant à ce sujet, Mme Chekrouni a rappelé que la santé ne se limite pas à l’hôpital, mais qu’elle concerne plusieurs autres aspects qui exigent une meilleure coordination et une bonne gouvernance susceptible d’aider le Maroc à mettre en place un système de santé solide capable de faire face à la pandémie et aux défis similaires à venir.
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