La commission parlementaire Maroc-UE dénonce l’instrumentalisation par l'Espagne du Parlement européen
La commission parlementaire mixte Maroc-Union européenne, côté marocain, a dénoncé l’instrumentalisation par l’Espagne du Parlement européen dans une crise bilatérale avec le Royaume.
L'Espagne a fait fi de sa responsabilité dans ce domaine et ce, en accueillant le chef des milices séparatistes du polisario et en multipliant les manœuvres contre les causes qui font l’unanimité nationale, à leur tête le Sahara marocain, indique un communiqué lu par le président de la Commission, Chaoui Belassal, à l'issue de sa réunion d'urgence sur le contenu de la résolution du Parlement européen, voté le 10 juin dernier, et relative à la question des mineurs et de la migration.
La Commission, tenue en présence de ses membres aux Chambres des représentants et des conseillers, a dénoncé les manœuvres de certaines parties au Parlement européen visant à impliquer l’Union européenne dans une crise bilatérale entre le Maroc et l’Espagne.
Les membres de la Commission ont également exprimé leur étonnement suite à cette résolution qui est en porte-à-faux avec la profondeur du partenariat distingué unissant le Maroc et l'UE, du fait que le Royaume accorde une grande importance à la question de la migration et des mineurs et veille, aux côtés de son partenaire européen, pour leur retour et la protection de leurs droits, conformément aux chartes internationales en la matière.
Cette démarche, poursuit le communiqué, constitue un déni des réalisations et des acquis engrangés par le Maroc et l’UE, notamment en termes de confiance mutuelle, de partage de l’information et d’action commune pour la lutte contre toutes les formes de terrorisme, d’extrémisme et de migration illégale, dans laquelle le Maroc joue un rôle pionnier et avant-gardiste reconnu par tous.
Une résolution "contradictoire" avec les positions de l'UE
La Commission a insisté, à cet égard, sur le caractère contradictoire de cette résolution avec les positions de l’UE et d’autres institutions internationales qui considèrent le Maroc comme partenaire stratégique et modèle de sécurité, de stabilité et de développement dans la région, marquée par les tensions et l’instabilité. Les membres de la Commission ont salué, en outre, les instructions royales visant un règlement définitif du dossier de la migration des mineurs non-accompagnés qui souffrent de la complexité des mesures et procédures ayant empêché, depuis des années, d'aboutir à une solution définitive à cette problématique.
Ils ont appelé leurs homologues, du côté européen, à activer la commission parlementaire Mixte Maroc-UE en tant que mécanisme institutionnel de dialogue parlementaire et de coopération conjointe autour de questions centrales du partenariat bilatéral, à leur tête la sécurité, la stabilité, la lutte contre le terrorisme, l’extrémisme, le crime organisé et la traite des êtres humains, en sus de la consolidation de la coopération politique, économique et culturelle et de la réalisation du développement.
La Commission a également salué les membres du Parlement européen qui n’ont pas été influencés par les manoeuvres de certaines parties hostiles, partant de leur conviction de la force et de la solidité du partenariat liant l’UE au Maroc en tant que partenaire fiable et crédible, et qui n’ont pas voté pour cette résolution porteuse de plusieurs allégations et contrevérités.
Elle a aussi exprimé son estime et sa gratitude aux Parlements nationaux, aux Unions parlementaires arabe et africaine, à l’Organisation de la coopération islamique, à la Ligue des Etats arabes et au Conseil de Coopération du Golfe, pour leur solidarité avec le Royaume du Maroc suite à la résolution du Parlement Européen.
La Commission a souligné qu’elle continuera à œuvrer, avec ses partenaires au sein du Parlement Européen, pour la consolidation des acquis, la consécration des relations de coopération et de partenariat Maroc-UE et l’ouverture de nouvelles perspectives de dialogue et de concertation autour des questions et sujets d’intérêt commun.
Dans ce sens, elle a décidé d'ouvrir un dialogue direct avec les différents groupes politiques représentés au Parlement européen afin d'approfondir le débat autour des points de vue dans les différents domaines, conclut le communiqué.
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