Climat des affaires: les pistes d'amélioration selon la CGEM
Lors de la réunion du Comité national de l'environnement des affaires (CNEA), tenue ce mercredi 5 mai, le président de la CGEM a présenté les pistes d'amélioration du climat des affaires pour doter le Maroc d'un environnement idéal et propice à l'investissement.
"Pour investir, un chef d'entreprise a besoin de se sentir soutenu et en confiance. Il a aussi besoin d’un cadre légal et réglementaire clair, attractif et favorable à l’innovation, d’un guichet unique efficient, d’un capital humain formé, d'infrastructures et de services de base de qualité et d’un accès simplifié au financement", avance le patron des patrons lors de la réunion du CNEA, tenue ce jour pour le lancement de la nouvelle politique d’amélioration de l’environnement des affaires.
"Depuis sa création en 2010, le CNEA a pu réaliser plusieurs avancées. Toutefois, il nous faut redoubler d’effort et adopter un rythme plus soutenu, afin de positionner notre pays comme un hub d’investissement de référence, régional, continental et international", précise Chakib Alj en énumérant tout ce qu'il reste encore à faire.
Pour ce dernier, il faut agir sur "l’amélioration des coûts des facteurs de production, le foncier et l’énergie en particulier, qui constituent des contraintes pour l’investisseur" à travers:
- La mise en place de plateformes de location à proximité des pôles économiques, tout comme l’équipement de zones industrielles et logistiques spécialisées.
- L'accélération de l’adoption de la Loi sur l’autoproduction d'électricité.
- La priorisation de l’investissement privé dans le secteur de l’énergie verte, en adressant l’aspect fiscalité verte et en proposant des financements dédiés.
La CGEM revient aussi parmi ses proposition sur le capital humain. Elle souhaite "l’intégration de la loi sur la formation continue dans le corps du projet de loi sur la formation professionnelle, en apportant à ce dernier les ajustements nécessaires pour faciliter, au plus grand nombre d’entreprises, l'accès à la formation continue".
Elle demande également "l’assouplissement de la législation du travail" qui est "un chantier prioritaire". "Le code du travail, qui est aujourd’hui dépassé, a besoin d’être adapté aux réalités du marché, notamment en établissant une flexibilité responsable afin d’encourager les entreprises à créer de l’emploi de qualité. Il est aussi important d’introduire dans les circuits d’approbation le projet de loi concernant l’application du droit de grève", insiste le président de la CGEM.
Dans son discours, le patron des patrons traite également de la question du financement. "Il faut innover en favorisant la mise en place de nouveaux leviers comme les dettes mezzanines, les fonds de soutien ou encore des prises de participation, à travers le marché des capitaux, et en accélérant la mise en place des circulaires d’application de la loi relative au crowdfunding".
Par ailleurs, la CGEM recommande la mise en place d’un cadre juridique et fiscal incitatif et l’amélioration des mécanismes d’aide au financement de l’innovation, qui sont très faibles.
Sur le sujet du e-gov, le patronat recommande de "dupliquer le travail qui a été entrepris récemment par plusieurs administrations comme la Direction Générale des Impôts, afin d’assurer in fine l’inter-opérabilité entre les différentes administrations, offrant ainsi à l’entrepreneur une meilleure expérience en termes de services publics. De même, la dématérialisation des tribunaux ne peut que rendre l’acte d’entreprendre plus simple et plus serein".
À découvrir
à lire aussi
Article : À Rabat, Bryan Adams écrit la première page musicale du Théâtre royal
Les "happy few" qui étaient présents ce 5 mai 2026 au Théâtre royal n'oublieront pas cette soirée de sitôt. Dans un élan de nostalgie et de pureté acoustique, l’icône du rock canadien Bryan Adams a inauguré la scène du majestueux édifice de Rabat, offrant un baptême du feu mémorable à ce nouvel écrin architectural.
Article : Où en sont les grands chantiers publics ? Le ministère de l’Équipement lance un observatoire pour le suivi en temps réel
Pour la première fois au Maroc, un ministère ouvre intégralement au public le suivi de ses chantiers. L'Observatoire de l'Équipement et de l'Eau, mis en ligne ce mercredi 6 mai 2026, fonctionne comme une banque de projets actualisée en continu, donnant accès aux 6.243 projets du département à travers une plateforme web et une application mobile. L’observatoire se veut un instrument de transparence et de reddition des comptes envers le citoyen.
Article : Dakhla : l’ambassadeur américain met en avant les opportunités économiques du Sahara marocain
Lors de sa première visite dans la région, Duke Buchan a été reçu par le wali de Dakhla-Oued Eddahab, Ali Khalil, et a souligné l’intérêt des États-Unis pour les perspectives ouvertes par le port en eau profonde en construction.
Article : WAC. Chronique d’une crise sans fin
En difficulté depuis plusieurs semaines, les Rouges et Blancs s’enfoncent dans une spirale négative sur le plan sportif, incapables de retrouver de la constance dans les résultats comme dans le contenu. À cette situation déjà préoccupante s’ajoute désormais une nouvelle crise en coulisses, symbole d’un climat de tension devenu récurrent au sein du club.
Article : Marchés de gros de Casablanca : la tomate poursuit sa baisse, la viande rouge repart à la hausse
DATA. Les données de la SDL Casa Prestations au 6 mai 2026 font ressortir des tendances contrastées sur les marchés de gros de Casablanca.
Article : La vague de démolitions au Maroc : ce qui se passe vraiment
À travers le Maroc, les démolitions se multiplient et alimentent un sentiment de désordre généralisé. Pourtant, derrière ces images virales, se dessine une stratégie structurée portée par plusieurs politiques publiques. Entre aménagement urbain, récupération du littoral et lutte contre l’habitat insalubre, ces opérations répondent à des logiques bien distinctes. Détails.