Laftit: “Nous n'avons que deux solutions pour la Covid: le vaccin ou la discipline”
Devant la commission de l'intérieur, le ministre de l'Intérieur Abdelouafi Laftit décrit un contexte sanitaire alarmant et regrette, sans langue de bois, le manque d'implication des citoyens dans certaines villes.
Face à la progression de la pandémie Covid-19, Abdelouafi Laftit ne cache pas son inquiétude et appelle à la responsabilité de tout le monde. A la Chambre des représentants, le ministre de l'Intérieur s'exprimait ce mercredi 4 novembre devant les membres de la commission de l'intérieur et des collectivités locales.
Situation compliquée et marge de manœuvre réduite, il livre ses vérités.
Des moments critiques
"La situation est difficile. Dieu merci, nous n'en sommes pas au stade où on peut dire que nous avons perdu la bataille, mais nous vivons des moments critiques."
"Affronter cette pandémie est difficile pour une raison simple : nous n'étions pas préparés à y faire face. Personne ne l'était".
"Aujourd’hui, nous devons tous prendre nos précautions face à la pandémie qui prend des dimensions très dangereuses. Nous enregistrons 3.000 à 4.000 cas par jour et, plus grave encore, 60 à 70 décès. Des chiffres effrayants." (NDLR, de nouveaux pics de plus de 5.000 nouveaux cas et plus de 80 décès ont été enregistrés ce mercredi)
"Nous avons deux solutions : trouver le vaccin ou que les gens prennent les précautions nécessaires".
"A Casablanca, les gens ne veulent pas nous aider"
"Dans la lutte contre la pandémie, les soldats de l'ombre sont nombreux. Ceux qui opèrent 24h/24h dans les hôpitaux, dans les rues et ruelles. Des gens qui travaillent pour garantir aux citoyens la sécurité, la sérénité et la nourriture".
"Malheureusement, il faut le dire, les gens ne veulent pas nous aider. Ne nous mentons pas, aujourd'hui à Casablanca, les gens ne veulent pas nous aider. Dans la région de l'Oriental et dans d'autres villes, les gens ne veulent pas nous aider. Mais c'est le cas dans tous les pays, parce que les gens sont fatigués. Je ne cherche pas des justifications, je décris une situation."
L'aid Al Adha: une décision réfléchie, pas improvisée
"A l'approche de l'aid El Kebir, nous devions choisir entre deux options: annuler l'aid ou le maintenir tout en limitant les déplacements des citoyens.
Nous avons opté pour la deuxième option pour trois raisons. La première est logique: annuler l'aid n'aurait pas empêché les déplacements. Or, notre objectif n'était pas d'interdire que le mouton soit égorgé, mais d'éviter que les gens se rendent visite.
"La deuxième raison est socio-économique: l'aid est une occasion où des sommes importantes sont transférées de la ville vers le monde rural. Nous ne pouvions pas nous permettre de priver les gens de cette opportunité.
"La troisième raison tient d'ailleurs au contexte de sécheresse qui marque cette année. Si vous laissez le bétail à l'éleveur, de quoi pourrait-il le nourrir?"
"Il n'y a pas d'improvisation. Nous savions ce que nous faisons lorsque nous avons publié la décision à la dernière heure. Nous espérions qu'un minimum de personnes puissent voyager."
"Que voulez-vous? Que nous annoncions la décision une semaine à l'avance pour inciter les gens à voyager?"
"La pandémie change et se renouvelle constamment. Nous devons agir en conséquence".
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