Risque de saturation des structures sanitaires à Casablanca (Aït Taleb)
Selon le ministre de la Santé, les malades Covid symptomatiques vont prendre le dessus sur les cas asymptomatiques au niveau de Casablanca, ce qui représenterait un danger pour l'infrastructure hospitalière.
C'est ce qui a justifié, selon Khalid Aït Taleb, les dernières mesures de restrictions prises par les autorités au niveau de Casablanca.
Dans une déclaration à la presse, le ministre de la Santé explique que les mesures imposées par le gouvernement au niveau de la préfecture de Casablanca ont été décidées en vue de stopper la propagation de la pandémie du nouveau coronavirus (Covid-19) au niveau de la ville et pour permettre aux structures sanitaires de prendre en charge les cas contaminés.
La situation épidémiologique au Maroc a été marquée par une tendance haussière ces dernières semaines, avec un record de contamination enregistré ce dimanche qui a dépassé la barre de 2.000 cas (2.234 cas notifiés), a-t-il déploré. Sur ces 2.234 cas, 42% ont été enregistrés dans la région de Casablanca et plus précisément au niveau de l'agglomération de Casablanca.
La métropole représente aujourd'hui une exception en se démarquant par un nombre important des cas graves, soit 89 malades sur les 201 cas notifiés dimanche, ce qui représente un ratio d'environ 45%, a-t-il ajouté, relevant que le nombre de cas asymptomatiques est égal au nombre des cas symptomatiques. "Cela explique qu'il y a une forte propagation du virus aujourd’hui et que les malades qui sont symptomatiques vont prendre le dessus sur les cas asymptomatiques, ce qui représenterait un danger pour l'infrastructure hospitalière et un risque de saturation dans les jours à venir", a-t-il averti.
"Nous avons fait le nécessaire pour endiguer la propagation du virus à Casablanca avec les mesures de bouclage, les cordons sanitaires et sécuritaires, la limitation de l'activité et au niveau de la communication pour inciter les gens à se conformer aux mesures barrières, mais en vain et nous constatons toujours une recrudescence importante", a souligné le ministre.
"Nous risquons d'être submergés par le virus. Dès lors, des mesures drastiques s'imposent, sinon la situation risque d'être incontrôlable dans les jours à venir", a-t-il fait valoir.
M. Ait Taleb a mis l'accent, à cet égard, sur la nécessité de se conformer aux mesures barrières, notamment le port obligatoire du masque, la distanciation physique et les règles d'hygiène, comme seuls moyens aujourd'hui pour circonscrire la pandémie, en l'absence d'un vaccin, a-t-il conclu.
(Avec MAP)
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