Les questions écrites des députés servent des enjeux de circonscription (Etude)
Selon une étude, 60% des questions écrites posées par les députés durant la législature 2011-2016 renvoient à une préfecture ou une province. Seulement 7% des questions sont d’ordre national.
Un travail de recherche effectué sur les questions écrites des parlementaires, et repris par le centre de recherche Tafra, montre que celles-ci sont utilisées pour servir un enjeu de circonscription. Les questions écrites analysées sont celles posées par les membres de la Chambre des représentants durant la législature 2011-2016
Selon l’étude, les députés recourent aux questions parlementaires pour obtenir des informations sur leurs circonscriptions, pour attirer l’attention de l’administration sur un certain nombre de problèmes locaux, ou même parfois pour soulever des problèmes individuels rencontrés par les citoyens.
3% des questions concernent des problèmes individuels
L’analyse de plus de 27.000 questions écrites, posées lors de la législature 2011-2016, a révélé que 76,5% d’entre elles contiennent une référence géographique. Environ 60% de ces références renvoient aux préfectures ou provinces, 22,5% aux communes, 7,2% à la nation et seulement 3,2% aux régions.
La part élevée des questions renvoyant aux préfectures ou provinces montre, selon l’étude, que les questions écrites représentent un outil important pour aborder les problèmes de circonscription. En effet, le niveau administratif des préfectures ou provinces est celui qui s’approche le plus des frontières administratives des circonscriptions électorales.
L’analyse des questions montre également que 3% de celles-ci font référence à des problèmes d’ordre individuel.
Pour identifier ces références géographiques, l’auteure de l’étude a utilisé une approche fondée sur un dictionnaire. Autrement dit, elle a recherché dans le contenu des questions écrites l’existence de mots comme « commune », « Maroc », « Fès-Meknès », etc.
Poser des questions est bénéfique électoralement
L’étude montre que plus un parti pose des questions écrites, plus son score aux élections augmente. Plus précisément, l’étude conclut que si un parti politique pose 10 fois plus de questions écrites que son concurrent, son score électoral augmente d’un à deux points de pourcentage.
Pour aboutir à ce résultat, l’auteure de l’étude a combiné entre le nombre de questions posées par chaque parti au sein d’une circonscription et l’évolution de son score électoral entre 2011 et 2016.
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