Reportage. “BMW xDrive Xperience”, une expédition classée “X”
Smeïa, représentant de la marque BMW au Maroc, a récemment organisé un “road-trip” dans la région de Marrakech, au volant de différents SUV de la marque bavaroise. Objectif : mettre en exergue les multiples talents de la famille “X”.
Cela sonne comme une lapalissade, mais prendre le volant d’une voiture reste la meilleure façon d’appréhender ses qualités.
Et BMW l’a bien compris. Depuis plusieurs années, le constructeur allemand organise une série d’événements, un peu partout dans le monde, dont l’objet est de permettre à des journalistes, des influenceurs ou de simples clients de découvrir les capacités de ses modèles.
L’un de ces événements s’est récemment tenu dans la région de Marrakech, sous l’intitulé “BMW xDrive Xperience”. Comme ce dernier peut le suggérer, son menu consistait à mettre en exergue, volant en mains, les appas des différents membres de la famille “X”, celle des SUV de la marque.
Une escapade haute en couleurs
Le rassemblement a lieu dans les locaux de la succursale marrakchie de Smeia, représentant local de la marque bavaroise. Parmi les participants à l’événement, certains ont rallié les lieux par leurs propres moyens, tandis que d’autres ont eu le loisir d’être acheminés à partir de Casablanca par une flotte de Série 3,5 et 7, avec chauffeur s’il vous plaît. Une manière de goûter au confort et au luxe des grandes berlines bavaroises, avant de prendre le volant des SUV sur un parcours autrement moins reposant.
À notre arrivée, nous sommes accueillis par une équipe d’experts et d’ingénieurs spécialement dépêchés par le constructeur. Leur mission : nous servir de guides le long d’un périple d’environ 200 km, fait de routes et de pistes, avant de rejoindre un bivouac dans le désert d’Agafay.
Quelques tasses de café et une séance de briefing plus tard, nous voici parés pour le départ. Les choses sérieuses peuvent commencer.
Nous ouvrons le bal avec le X5, SUV au gabarit imposant (près de 5 mètres de long et 1,75 m de hauteur) et aux lignes musculeuses. Son vaste habitacle, bardé d’écrans et tout de cuir et de boiseries vêtu, tient en revanche plus de la limousine que de l’engin baroudeur.
Contact : le 3.0 l Diesel s’ébroue en toute discrétion, et ses 265 ch propulsent sans effort les 2,2 tonnes du véhicule. Sur cette première partie du parcours, exclusivement routière, nous enchaînons les kilomètres en file indienne, isolés du monde extérieur, calés dans les sièges au moelleux parfait et bercés par la suspension pilotée (en mode “Confort”). Bref, rien qui n’évoque réellement le monde de l’aventure, et il nous faut redoubler de vigilance pour ne pas flirter avec des allures prohibées.
Le X7, limousine haute sur pattes
Il est déjà temps de changer de voiture. La perspective n’a rien de désagréable, vu que la monture suivante n’est autre que le dernier-né de la famille “X”, le X7, qui se présente comme le pendant SUV de la Série 7. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le mastodonte impressionne : 5,15 m de longueur, 1,81 m de hauteur et une silhouette carrée, ponctuée par une immense calandre, le tout fleurant bon le gros 4x4 à l’Américaine.
À l’intérieur, les ressemblances sont nombreuses avec le X5, notamment avec une planche de bord reprise telle quelle. Toutefois, le traitement de divers détails, comme le cuir des sièges et les garnissages, révèle une réelle montée en gamme. Coquetterie ultime : le pommeau du sélecteur de vitesses est taillé dans du cristal Swarovski.
Les similitudes sont également mécaniques, puisqu’on retrouve le même 3.0 l Diesel, la même transmission intelligente “xDrive” et la même boîte automatique à 8 rapports.
Toutefois, les différences sont palpables à la conduite. Cette limousine haute sur pattes est davantage typée confort, avec une suspension pilotée au tarage plus souple, plus prévenant pour les vertèbres des passagers, qui peuvent être ici au nombre de 7. Cela se paie fatalement par un dynamisme moins prononcé mais, de toute manière, ce géant de 2,5 tonnes n’est pas fait pour enchaîner les virages le couteau entre les dents.
La suite des réjouissances se fait au volant du X4, le “SUV Coupé” compact maison. Nous sommes deux bonnes catégories en dessous, tant en matière de gabarit et de standing qu’en matière de puissance. Mais si le 2.0 l Diesel n’avoue “que” 190 ch, il a suffisamment de ressources pour offrir une conduite active. Surtout, affublé d’une vocation dynamique, ce “Sport Activity Coupé” se dote de suspensions plus fermes et d’un châssis plus agile. Ça tombe bien : il nous sert de monture sur un tronçon sinueux qui remonte les flancs de montagne du Haut Atlas.
La prudence est de mise : devant nous, une colonne de camions peine dans l’exercice de la montée, mettant notre patience à rude épreuve. Nous basculons alors en “Sport” sur le sélecteur des modes de conduite. Les accélérations se font plus franches, les rapports de la boîte automatique s’égrènent à la volée et les dépassements deviennent une formalité. Virevoltant entre les poids lourds, transformés en chicanes mobiles, notre X4 a vite fait de rallier la Kasbah Tamadot, sublime lieu de la pause déjeuner.
Petit parfum d’aventure
Un bon repas - et les inévitables selfies avec la vue sur la vallée de l’Asni plus tard, la randonnée motorisée reprend avec le X6, grand frère du X4.
Précision : il s’agit de l’actuelle génération, bientôt remplacée, qui ne peut plus cacher ses 7 ans d’âge. Sa présentation intérieure, son équipement et son contenu technologique commencent à dater, mais les prestations dynamiques sont toujours d’actualité.
Démonstration faite sur l’asphalte des routes secondaires, avant de pénétrer en terrain hostile, comprendre de longues pistes tantôt caillouteuses, tantôt sablonneuses, dans les abords du désert d’Agafay.
Bien qu’il soit d’abord conçu d’abord pour la route, le grand “SUV Coupé” évolue avec assurance sur le sol partiellement meuble. Nous sommes même tentés de hausser la cadence, histoire de solliciter davantage la transmission intégrale “xDrive” et de tester les neurones de sa gestion électronique qui répartit la motricité entre chacune des 4 roues selon les conditions d’adhérence.
Peine perdue. Crachotant le talkie-walkie, la voix du moniteur et chef de convoi nous rappelle à l’ordre, nous priant avec autorité de calmer nos ardeurs de “drifteurs”, afin d’éviter les projections de cailloux vers le véhicule suivant. Tant pis.
Nous aurons quand même droit à quelques frissons, au volant d’un second X5. Rien de bien spectaculaire cependant : ceux qui s’attendaient à un parcours extrême en off-road en seront pour leurs frais. Les exercices se réduisent à la montée d’une pente abrupte, que le gros SUV réussit les doigts dans le nez, suivie d’une descente prise en charge par le contrôle de vitesse en descente “HDC”. Un jeu d’enfant : il suffit d’appuyer sur une touche, de sélectionner la vitesse souhaitée (jusqu’à 8 km/h), et la fée électronique s’occupe de tout.
En somme, pas de quoi éprouver les capacités du véhicule, et encore moins les talents des conducteurs en matière de franchissement puisque, le plus souvent, ce sont les nombreuses béquilles électroniques qui veillent au grain.
Après tout, parmi les propriétaires de tels carrosses rutilants, bien peu prendraient le risque d’en abîmer les atours dans des terrains accidentés.
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