Une campagne pour sensibilser les enfants aux actes de pédophilie
Des acteurs de la société civile viennent de lancer une campagne pour sensibiliser les enfants quant aux actes de pédophilie. Une récente affaire survenue à Casablanca a suscité l'indignation générale.

Une campagne pour sensibilser les enfants aux actes de pédophilie
Des acteurs de la société civile viennent de lancer une campagne pour sensibiliser les enfants quant aux actes de pédophilie. Une récente affaire survenue à Casablanca a suscité l'indignation générale.
Enseignants et acteurs de la société civile ont adhéré à cette campagne qui vise à vulgariser la discussion avec les enfants autour du sujet de la pédophilie et les inciter à en parler.
Cette campagne, baptisée #touche_pas_a_mon_enfant, intervient suite à l'arrestation, vendredi 18 octobre, d'un cinquantenaire pour abus sexuels sur des enfants d'une école primaire à Casablanca.
Vendredi à #Casablanca 14 jeunes filles, âgée entre 5/14 ans ont brisé le silence pour dénoncer un #pédophile. Nous avons décidé avec la collaboration généreuse de professeurs et graphistes de la #twittoma (MERCI À EUX) de lancer une campagne #touche_pas_mon_enfant ? https://t.co/mqscWycSGQ pic.twitter.com/n2LF5oFfZ2
— Narcisse (@Words_failed) October 21, 2019
"L'affaire a éclaté suite à une visite de notre association à l'école en question pour des motifs de propreté d'un terrain mitoyen entouré d'ordures et de drogues", nous raconte Khadija Omary, présidente de l'association "Jeunesse nationale pour la solidarité".
"Une fois sur les lieux, les habitants du quartier sont venus nous raconter l'histoire du pédophile. Des filles et des mamans ont témoigné d'actes qui perdurent depuis un an", poursuit notre source.
Le nombre de victimes s'élève, à présent, à une vingtaine d'enfants, sans compter les familles qui refusent de témoigner, assure la présidente de l'association, qui accompagne désormais certaines victimes dans leurs procédures juridiques.
Le pédophile soudoyait ses victimes à la sortie de l'école par des bonbons ou des petites sommes d’argent, avant d'en abuser.
Un piège lui a été tendu, vendredi dernier, par l'une des victimes, avant qu'il ne se retrouve encerclé par les habitants du quartier avant l'arrivée de la police.
"Certaines familles refusent malheureusement de témoigner. Ce refus est justifié par l’aspect moral et culturel lié à ce genre d'affaires", regrette notre source.
"Discuter des abus sexuels avec son enfant reste le meilleur moyen de le protéger", réclame Khadija Omary. "Une protection des victimes des agressions sexuelles s'impose également".
"L’absence de sensibilisation et d’éducation sexuelle dans la société rend malheureusement les enfants vulnérables face aux agressions", conclut-elle.