CAN 2019. Youssef Aït Bennnasser : “Être favori ne veut rien dire”
Dans une interview accordée à Médias 24, le pensionnaire de l'AS Saint-Etienne qui a livré une bonne prestation contre la Gambie, est revenu sur les chances des Lions de l'Atlas en Egypte. Il s'est également exprimé sur son statut en sélection.
Après avoir raté la Coupe du monde 2018 pour blessure, Youssef Aït Bennasser s'apprête à disputer sa deuxième Coupe d'Afrique des nations consécutive sous la houlette d'Hervé Renard.
- Médias 24: Le Maroc a hérité d'une poule difficile avec l'Afrique du Sud, la Namibie et la Côte d'Ivoire. Quelles sont vos chances de qualification pour les 8e de finale ?
- Youssef Aït Bennasser: Oui, nous avons encore eu un tirage compliqué. Mais il faut faire avec et aller de l'avant. On ne se pose pas de questions comme le pourcentage de chances qu'on pourrait avoir ou autre. On se concentre uniquement sur nous et notre football. On sait qu'on a toutes les armes pour battre n'importe qui; donc on croit en nous et en notre potentiel; peu importe les adversaires qui se présenteront face à nous.
- Au vu de vos performances lors de la CAN 2017 et la Coupe du monde 2018, plusieurs spécialistes du football africain vous voient parmi les favoris pour cette édition 2019. Vous considérez-vous comme tels ?
- Je pense que ça ne sert à rien de parler avant, c'est sur le terrain qu'on doit montrer l'étendue de nos qualités et de notre potentiel. On sait qu'on a un effectif de qualité et prêt à aller au combat. Ce que je peux vous dire, c'est qu'on fera tout pour rendre fier le peuple marocain. Beaucoup d'autres nations peuvent prétendre au titre, il faudra répondre présent le jour-J. Dans un grand événement comme la CAN ou la Coupe du monde, être favori ne veut rien dire, on en a la preuve régulièrement. Le plus important est d'assurer le travail sur le terrain.
- Plusieurs joueurs vont prendre leur retraite internationale après la CAN et certains observateurs estiment que vous serez le nouvel homme fort du milieu marocain. Quel est votre avis sur ce point ?
- Le nouvel homme fort du milieu ? Je ne sais pas. Le football marocain compte beaucoup de talents, à tous les postes d'ailleurs. Moi, tout ce que je peux faire, c'est montrer à chaque entraînement et chaque jour que Dieu fait que je suis prêt à jouer et représenter fièrement nos couleurs. Bien sûr que je me sens prêt à assumer toutes les responsabilités qu'on me donnera pour le bien de la sélection. On ne peut pas savoir de quoi sera fait demain dans le football.
- Selon le journal "L'Équipe", Hervé Renard quittera son poste à la fin de la CAN. Ne pensez-vous pas que ce genre d'information pourrait déstabiliser le groupe avant le début de la compétition ?
- Honnêtement, on ne se préoccupe pas trop de ces choses-là. Vous savez, les questions sur l'avenir ou le mercato font partie du football, on sait que n'importe quand il peut y avoir des rumeurs sur chacun, donc on ne se prend pas trop la tête avec ce genre de choses. On vit avec ça au quotidien, en club ou en sélection. On a un groupe qui est serein et a de l'expérience, c'est l'une de nos forces. On a la possibilité de faire quelque chose de bien à cette CAN, on ne va pas laisser les éléments extérieurs nous détourner de tout ça.
- Depuis que vous avez intégré l'équipe nationale A en 2016, vous avez évolué à la fois aux postes de milieu de terrain relayeur, de défenseur central et de latéral droit. Dans quelle position vous sentez-vous le plus à l'aise ?
- C'est vrai que j'ai pas mal changé de postes depuis le début. J'aime bien l'idée de cultiver cette polyvalence. Quand on est en sélection, il faut savoir répondre présent, peu importe la situation. Cela montre aussi qu'on compte sur moi et qu'on connaît l'étendue de mes qualités. Mais après il est clair que c'est au milieu de terrain que j'ai l'impression de pouvoir le mieux m'exprimer. C'est là où j'ai été formé, c'est là où je joue en club et où j'ai le plus de repères.
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