La station Taghazout Bay ne sera pleinement opérationnelle qu'en 2020
Sept ans après le premier coup de pioche, la station balnéaire de Taghazout entre dans la dernière phase d’aménagement. Selon Imad Barrakad, président de la SMIT qui est actionnaire du projet, les délais de livraison ont été respectés mais il faudra encore attendre fin 2019 voire 2020 pour que toutes les grandes enseignes internationales inaugurent leurs hôtels.
Il aura fallu près de 30 ans entre la phase initiale d’expropriation des 615 hectares qui constituent la station balnéaire et l’ouverture au public de ses premières infrastructures golfiques puis hôtelières.
Située à 18 kilomètres d’Agadir, elle aura coûté 10 MMDH à la société d’aménagement et de promotion de la station Taghazout Bay (SAPST) qui regroupe 4 investisseurs nationaux que sont CDG Développement (45%), Ithmar El Mawarid (25%), Sud Partners à travers Akwa Group (25%) et enfin la Société marocaine d’ingénierie touristique (5%).
Sollicité par Médias24 sur les critiques relatives au retard de livraison de la station, Imad Barrakad qui préside la SMIT répond qu’elles sont infondées sachant qu’elle est ouverte depuis début 2015.
Une station déjà ouverte qui finalise son aménagement
« Avant tout, il faut quand même préciser que c’est un énorme complexe de 600 hectares et qu’il faudra près d’une dizaine d’années avant qu’il ne soit complètement achevé et opérationnel.
« De plus, contrairement à ce qui se dit, il n’y a eu aucun report d’ouverture car plusieurs infrastructures golfiques et hôtelières ont d’ores et déjà été livrées et accueillent leurs clients.
«La première ouverture a été celle du parcours de golf qui a eu lieu fin 2014.
« Après quoi, l’hôtel Hyatt Palace qui propose 300 lits a ouvert ses portes en mai 2015, puis, enfin, le Sol House du groupe Melia qui a la même capacité litière est entré en service à partir d’avril 2016.
« D’autres grandes enseignes internationales sont en train de boucler leurs travaux et certaines proposeront un soft opening, c’est-à-dire une ouverture saisonnière pour commencer.
Moins d’un an avant la fin des travaux d’hôtellerie
« Les hôtels de luxe restants n’ouvriront pas en été mais plutôt vers la fin de l’année 2019.
« Sont concernés le Fairmont (Sud Partners) qui proposera 155 chambres et 50 villas et le Hilton Resort Spa (170 chambres) qui ouvriront tous deux en décembre 2019. Quant au Riu Tikida Palace doté de 500 chambres, il devrait être opérationnel en septembre prochain.
« Pour les 5 étoiles Marriot Resort (taux d’avancement 65%) et Pickalbatros (groupe égyptien) qui proposent chacun 250 chambres, il faudra attendre courant 2020.
« Au final, l’infrastructure hôtelière sera complètement opérationnelle à partir de l’été prochain mais cela n’empêche pas que les établissements déjà ouverts ont permis de booster les arrivées à Agadir.
En 2020, la capacité litière d’Agadir passera à 41.000 lits
« Cette dynamique couplée aux nouvelles ouvertures de lignes aériennes vont transformer cette destination qui stagnait à cause d’un parc hôtelier vieillissant et devenu insuffisant », conclut optimiste le président de la SMIT.
Sollicité à son tour, Rachid Dahmaz, président du CRT d’Agadir confirme que l’installation d’enseignes prestigieuses accroîtra sûrement l’attractivité d’Agadir distante de 18 kilomètres de la station à laquelle elle sera reliée par une voie de contournement qui a coûté 180 millions de DH.
« On devra attendre l’été 2020 pour que tous les hôtels promis commencent à recevoir leurs clients.
« Hormis les 12.000 lits qui permettront d’accueillir de nouveaux touristes étrangers, la plupart des programmes immobiliers et résidentiels ont été vendus ce qui augmentera certainement l’arrivée du marché national qui représente à lui-seul 60% des arrivées estivales et 34% de celles de l’année », conclut très optimiste le président du Centre régional du tourisme.
Quoi qu’il advienne, l’injection de 12.892 nouveaux lits aux 31.000 dont dispose déjà Agadir permettra certainement de booster son trafic touristique, d’autant plus qu’une grande partie des infrastructures de la ville date d’au moins quarante ans et n’encourage pas les touristes à revenir.
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