De Laâyoune à Dakhla, démonstration de force de l’Istiqlal
Marée humaine ou presque à Laâyoune, un Hamdi Ould Rachid montrant sa capacité matérielle et sa puissance de mobilisation : du samedi 6 au mardi 9 avril, l’Istiqlal de Nizar Baraka a envoyé des messages tous azimuts.
Laâyoune, Boujdour, Smara, Dakhla. Une ville, un meeting par jour. Cette fois-ci, l’Istiqlal est vraiment de retour. Le puissant appareil du parti et le non moins puissant Hamdi Ould Rachid qui a joué un rôle décisif dans l’élection de Nizar Baraka, étaient là. Désormais, l’Istiqlal s’affirme comme l’un des trois prétendants à la course des prochaines législatives, prévues en 2021.
Ci-dessous, les meetings de Laâyoune et Dakhla:
Les deux autres sont le PJD et le RNI. Hamdi Ould Rachid qualifie les autres partis, sans les nommer, de partis en carton. C’est que l’Istiqlal est le premier parti dans les régions Laâyoune Sakia Hamra et Dakhla Oued Eddahab. Et il entend le rester. Et n’apprécie pas que d’autres comme le RNI viennent chasser sur ses propres terres. Le RNI avait récemment tenu un meeting à Dakhla, avec quelques milliers de participants.
La position de l’Istiqlal est confortable, jugent deux de ses dirigeants joints au téléphone. “Après les péripéties du mandat Chabat, il y a aujourd’hui une normalisation“ et une “montée en puissance“. Le parti est “remobilisé“ et la cure dans l’opposition lui fait du bien.
De Laâyoune à Dakhla, Nizar Baraka a mitraillé le gouvernement : dialogue social, pouvoir d’achat, gestion du parcours législatif du projet de loi-cadre sur l’Education, fragilité de l’attelage gouvernemental…
Samedi à Laâyoune, l’Istiqlal a également tenu la deuxième session de son comité central.
Quoi qu'ils puissent dire officiellement, les partis, l’Istiqlal, le RNI et le PJD sont déjà en campagne pour 2021. Et on les reverra en meetings dans les mêmes régions.
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