Recettes fiscales: l’année 2019 démarre bien pour l’Etat
En janvier 2019, les recettes fiscales gérées par la DGI ont augmenté de 6,4% par rapport au même mois de l’année dernière, à 14,7 milliards de DH. La part du budget général de l’Etat a atteint 12,7 milliards, en amélioration de 5,4%.
L’Exécutif s’attend à une année 2019 difficile sur le plan budgétaire. Il espère un renforcement des recettes fiscales et la réalisation des privatisations prévues (10 milliards de DH dont 5 pour le budget) pour financer les programmes sociaux (santé, éducation…) et limiter le déficit budgétaire à 3,3% du PIB conformément à ses engagements vis-à-vis du FMI.
En ce début d’année, l’orientation des recettes fiscales, principales composantes des ressources de l’Etat, s’avère favorable. Il faudra certes attendre les prochains mois (l’échéance de mars est importante) pour confirmer la tendance mais les premiers chiffres sont encourageants, notamment ceux de la Direction Générale des Impôts que Médias24 a pu obtenir.
En janvier 2019, les recettes brutes encaissées par la DGI se sont établies à 14,9 milliards de DH, en hausse de 5% par rapport au même mois de l’année dernière. Le taux de réalisation de la prévision annuelle (172,8 MMDH) est de 8,7%.
Les remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux ont porté sur un montant de 258 MDH, en baisse de 40%.
Les recettes nettes s’élèvent donc à 14,7 milliards de DH, en hausse de 6,4%. Elles représentent 9,2% de la prévision annuelle (159 milliards de DH). Voici le détail des recettes nettes :
- Impôt sur les sociétés : 1,68 MMDH (+5,5% et 3% de la prévision annuelle).
- Impôt sur le revenu : 4,74 MMDH (+6,9% et 10% de la prévision annuelle).
- TVA à l’intérieur : 4,38 MMDH (+10,7% et 15,2% de la prévision annuelle).
- Droits d’enregistrement et de timbre : 3,76 MMDH (+2,3% et 18,2% de la prévision annuelle).
- Majorations et autres impôts : 135 MDH (-13,7% et 2% de la prévision annuelle).
Notons que la part du budget général de l’Etat dans les recettes nettes s’est établie à 12,68 milliards de DH, en hausse de 5,4% sur une année. Ce montant représente 9% de l’objectif annuel cible de la loi de finances 2019.
>>Lire aussi: EXCLUSIF. Les recettes fiscales encaissées par la DGI en 2018
À découvrir
à lire aussi
Article : Les prévisions météo pour ce lundi 4 mai
Voici les prévisions météorologiques pour le lundi 4 mai 2026, établies par la Direction générale de la météorologie: - Temps assez chaud sur le Sud […]
Article : Holmarcom-BMCI : valorisation, fusion avec Crédit du Maroc, cadre réglementaire… les clés pour comprendre le deal
ROUND UP. Le rachat de BMCI par Holmarcom ouvre une nouvelle phase dans le secteur bancaire marocain. Derrière l’annonce, plusieurs questions structurent déjà le marché : valorisation de la banque, rapprochement avec Crédit du Maroc, cadre réglementaire et effets sur la concurrence. Décryptage des principaux enjeux.
Article : Décès du chanteur égyptien Hany Shaker
Le célèbre chanteur égyptien Hany Shaker est décédé ce dimanche 3 mai à l’âge de 73 ans, des suites d'une longue maladie.
Article : African Lion : recherches en cours après la disparition de deux militaires américains à Tan-Tan
Deux militaires américains participant à l'exercice African Lion 2026 ont été portés disparus le samedi 2 mai vers 21h, au niveau d’une falaise à Cap Draa, dans la région de Tan-Tan.
Article : Réglementation des psychologues : une réforme en cours… et des initiatives qui interrogent
Le chantier de réglementation de la profession de psychologue, enclenché par le gouvernement il y a quelques mois, suscite une multiplication d’initiatives politiques et associatives. La dernière en date est une proposition de loi déposée le 27 avril au Parlement par le PPS. Une dynamique qui interroge, tant sur ses motivations que sur sa portée réelle.
Article : E-méthanol : le Maroc doit transformer un défi réglementaire en avantage stratégique
L’e-méthanol fait partie des paris stratégiques du Maroc pour s’imposer sur le marché européen des carburants verts. Cependant, l’accès à ce marché exige un CO₂ d’origine renouvelable. Pris entre des sources de CO₂ biogénique limitées et la nécessité de respecter les normes européennes, les projets marocains d’e-méthanol avancent sur une ligne de crête.