Fiscalité des commerçants: un accord pour aujourd’hui?
Les représentants des commerçants et les directeurs de la Douane et des Impôts se sont réunis les 14 et 15 janvier dans "une ambiance détendue". Des solutions ont été trouvées pour chaque point. Un accord devrait en principe être conclu aujourd'hui.
Suite aux mouvements de protestation des commerçants en ce début d'année (Casablanca, Meknès, Tiznit…), lancés à cause de la multiplication des contrôles douaniers et de la future obligation de disposer d’un système de facturation électronique, une réunion entre ces professionnels et les directeurs de la DGI et de la Douane a été organisée lundi 14 janvier "dans une ambiance très détendue", révèle à Médias24 une source sûre contactée hier soir. Cette réunion s’est poursuivie ce mardi 15.
Les commerçants étaient représentés par 3 syndicats regroupés au sein une coordination. Les DG de la douane et de la DGI étaient entourés de leurs équipes.
Les parties avaient trouvé des solutions à chaque point de discorde, hormis quelques uns qui nécessitaient une validation de part et d'autre. Une commission avait entamé la rédaction d'un accord qui, en principe, doit être conclu aujourd’hui.
En tous les cas, une réunion avec des membres de l’Exécutif est toujours prévue ce mercredi, notamment le ministre du Commerce Moulay Hafid Elalamy, le ministre des Finances Mohamed Benchaâboun, et probablement le chef du gouvernement Saâdeddine Elotmani.
Selon une autre source bien informée, c’est le ministère de l’Intérieur qui a été à l’origine du rétropédalage du gouvernement, compte tenu du rôle socioéconomique que jouent les commerçants.
Les épiciers notamment (500.000 selon l’estimation la plus basse) jouent un rôle essentiel dans le ravitaillement en marchandises mais aussi le financement des ménages grâce au fameux carnet. Ce rôle de banquier de quartier ne peut être assuré si leurs marges sont écrasées. D’ailleurs, c’est l’une des raisons pour lesquelles ils sont soumis au régime forfaitaire de l’IR, outre le petit poids de leur chiffre d’affaires.
En clair, personne ne voulait prendre le risque d’une rupture de l’approvisionnement des marchés pendant 48h.
A suivre.
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