Trump, le mur et le budget: négociations dans l'impasse
Pas de fin de "shutdown" en vue à Washington: Donald Trump a réaffirmé dimanche 6 décembre sa volonté de construire un mur à la frontière avec le Mexique, précisant, fort du soutien "énorme" des républicains, qu'il n'avait pas l'intention de lâcher du lest dans les négociations budgétaires en cours.
"Nous devons construire le mur. Il s'agit de la sécurité de notre pays. Nous n'avons pas le choix", a martelé le président américain depuis les jardins de la Maison Blanche avant de s'envoler pour Camp David où il devait passer la journée avec ses conseillers.
En l'absence d'accord sur une loi budgétaire entre républicains et démocrates, la paralysie partielle de l'administration fédérale est entrée dans sa troisième semaine. Quelque 800.000 fonctionnaires sont touchés. Des musées ont été contraints de fermer leurs portes et des ordures s'entassent dans les parcs nationaux.
Reconnaissant qu'il ne s'attendait pas à une avancée de taille lors des discussions menées dimanche sous l'égide du vice-président Mike Pence, M. Trump a annoncé des discussions de fond à venir "lundi, mardi, mercredi". Et de nouveau évoqué, sans s'y attarder, la possibilité d'avoir recours à une procédure d'urgence lui permettant de contourner le Congrès.
Le magnat de l'immobilier semble faire le pari qu'il est en train de gagner la bataille de communication du "shutdown", dans laquelle chaque parti tente de faire porter la responsabilité du blocage à l'autre.
Mettant en avant un sondage mentionné sur Fox News selon lequel 75% des Américains pensent que l'immigration est un sujet important, il répète que nombre de fonctionnaires contraints de rester chez eux depuis plusieurs semaines sont "à 100%" derrière lui et que le parti républicain fait bloc.
"Ce 'shutdown' pourrait s'achever demain ou pourrait durer longtemps, cela dépend vraiment des démocrates", a-t-il lancé. "Chuck Schumer, Nancy Pelosi (les deux ténors démocrates du Congrès, NDLR) et moi pouvons régler ce problème en 20 minutes s'ils le souhaitent", a-t-il insisté.
"L'objectif n'est pas d'ouvrir les administrations, l'objectif est de réparer une système d'immigration qui ne fonctionne plus", a lancé en écho le sénateur républicain Lindsey Graham sur CBS.
(Avec AFP)
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