Round Up. Le déraillement du train ONCF à Bouknadel
Comment un voyage au bord d'un train peut se transformer en cauchemar. Le mardi 16 octobre à 10h21, un train assurant la liaison Rabat-Kénitra a subi un terrible accident qui a causé la mort de 7 personnes dont le chef du train et 3 étudiants ainsi que 125 blessés. Le déroulement, les causes éventuelles de l’accident, le retour à la normale du trafic, voici le round-up.
Un train TNR 9 (train navette rapide) se dirigeant de Casablanca vers Kénitra a déraillé au niveau de Bouknadel et a violemment heurté le pilier d’un pont.
Résultat, un bilan lourd. L’accident a causé la mort de 7 personnes, dont un chef de train, un employé de l’ONCF et 3 étudiants, ainsi que 125 blessés. Sept d'entre eux sont dans un état critique et ont été immédiatement conduits à l’hôpital militaire Mohammed V.
Une dizaine d’ambulances ont été mobilisées sur place. Les blessés ont été conduits initialement à l’hôpital de Salé et l'hôpital Ibn Sina à Rabat, puis à l’hôpital militaire sur instructions royales.
Il a fallu 3 heures aux agents de la protection civile, au Croissant-Rouge et aux autorités pour évacuer tous les blessés et les personnes bloquées à l’intérieur des voitures de la rame.
Entre temps, le trafic ferroviaire entre Casablanca et le nord du pays a été pratiquement bloqué. L’ONCF a maintenu la liaison Casablanca-Salé. La fréquence des trains et les horaires ne sont plus conformes au planning de l’office.
>Lire aussi: Trafic ferroviaire, l'ONCF n'a pas encore de visibilité pour un retour a la normale
Contactée par Medias24, une source au sein de la section de circulation annonce que la gestion du trafic se fait désormais «sur le tas». Des bus au niveau des gares de Rabat Agdal, Rabat-Ville, Salé Ville ont été mobilisés, mais la fréquence n’est pas du tout régulière. «Nous essayons juste de gérer le trafic au cas par cas», déclare la même source.
3 heures après l’accident, une enquête judiciaire a été ouverte. Les brigades scientifiques étaient sur place pour l’inventaire des bagages et la collecte des pièces à conviction sur la "scène du crime".
Rétablissement des lignes
Une partie des rails a été déformée après le choc de l’accident.
Les lignes caténaires (câblage électrique) ont été arrachées au niveau de la voie Casa-Kenitra.
Afin de rétablir le trafic ferroviaire, les lignes caténaires doivent être réparées.
2 voies ferroviaires existent sur le tronçon concerné par l’accident. Le câblage de l’une des voies n’a pas été affecté. Ce qui va permettre à l’ONCF de rétablir une partie du trafic en attendant de réparer l’autre ligne.
Travaux d'évacuation des wagons dans la nuit de mardi à mercredi à l'aide d'une grue géante
Une opération extrêmement délicate à cause de la lourdeur des voitures de la rame. Les câbles de la ligne caténaire se sont enroulés autour de la rame après l’accident. Ce qui a rendu l’opération plus difficile.
2 grues de 120 tonnes ont été amenées sur place pour l’opération. Chacune peut soulever un poids de 700 tonnes.
L’opération a duré plusieurs heures.
Causes éventuelles de l’accident
>Lire aussi : Accident ONCF: Première déclaration d'un responsable de maintenance du tronçon Casa-Kénitra
Selon des sources techniques, l’accident n'est pas dû à un problème au niveau des rails.
Une défaillance au niveau des boudins des roues pourrait être à l'origine de l’accident.
Autre cause éventuelle, la défaillance de l’un des essieux. Les essieux sont les pièces transversales qui relient les roues des deux côtés.
Selon une source de Médias24, l'une des hypothèses examinées est l'excès de vitesse du train, alors que les consignes exigent un ralentissement à l'approche d'un aiguillage (appareil de changement de voie).
Or, à proximité du pont, il y avait un aiguillage: l'hypothèse est donc celle d'un déraillement sur l'aiguillage, qui a fait sortir une partie du train des rails, le premier wagon venant heurter de front les piliers du pont.
En attendant d’autres informations, Medias24 présente ses sincères condoléances aux familles des victimes.
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