Election à la Chambre des conseillers: abstention de l'Istiqlal, isolement du PJD
Lors de l'élection du président de la Chambre des conseillers, l’Istiqlal s'est abstenu et plusieurs partis de la majorité ont voté pour le candidat de l’opposition. Le candidat du parti chef de la majorité ne récolte que 21% des voix exprimées. Hakim Benchamach, candidat du PAM, a donc été confortablement réélu à la tête de la Chambre des conseillers.
Lors de cette élection, le PJD est apparu bien isolé au sein de la Chambre des conseillers et de sa propre majorité. Il n’a réuni que 19 voix sur les 91 exprimées, dont probablement les 15 voix de ses propres troupes.
Dimanche, au cours d’une réunion imprévue de son secrétariat général, le PJD avait annoncé contre toute attente, qu’il présentait un candidat à cette élection, en la personne de Nabil Chikhi.
L’analyse des scores des deux candidats est parlante:
-seul le PJD a voté pour Nabil Chikhi qui a également obtenu 4 voix dont l’origine n’est pas identifiée. On peut penser aux deux voix du PPS, par exemple.
-Le PAM dispose de 25 voix dans la Chambre. Il n’aurait jamais réuni ses 63 voix sans l’apport manifeste du MP (12 sièges), du RNI (9), de l’USFP (8) et de l’UC (3). En comptant tous ces partis, on aboutit à 57 voix. Pour les 6 voix manquantes, on peut penser aux conseillers CGEM et/ou MDS. La CGEM dispose de 7 sièges et le MDS de 3 sièges.
Dans la pratique partisane au Maroc, une grande liberté dans la gestion des alliances était laissée aux élus à l’échelon local (communes ou régions) lors de la constitution des bureaux et l’élection des présidents. Mais ce n’était pas le cas à l’échelon national.
Dans le cas d’espèce, il s’agit de l’élection du président de la deuxième Chambre. Ce n’est pas anodin.
Au-delà du constat d’isolement du PJD, cette situation aggrave, selon l’Istiqlal, le manque de clarté et de lisibilité du paysage politique.
L’Istiqlal avait décidé de présenter un candidat et le choix s’était porté sur Abdessamad Qayouh. Le vendredi 12 octobre, l’Istiqlal a fait marche arrière et a retiré son candidat.
Lundi 15 octobre dans la soirée, l’Istiqlal a confirmé la décision de ses conseillers, prise à l’unanimité, de s’abstenir lors du vote. Il a expliqué cette décision par l’incongruité qu’il y aurait à voter pour un candidat de la majorité alors que l’Istiqlal est dans l’opposition. Ce parti affirme qu’il ne veut pas contribuer à aggraver l’illisibilité du paysage politique ni cautionner la confusion qui y règne. L'Istiqlal pointe donc les contradictions d'une situation politique où il y a une majorité composite et illisible.
à lire aussi
Article : Mondial 2030 : capacités renforcées, toitures, nouveaux aménagements... Ce que prévoit la 2e phase de transformation des stades
Après la réalisation des études techniques nécessaires, l'Agence nationale des équipements publics (ANEP) a lancé les premiers marchés relatifs à l'agrandissement et au réaménagement des stades d'Agadir et de Marrakech, en prévision du Mondial 2030. Celui de Fès ne devrait pas tarder. Round Up.
Article : Le projet d'acquisition de Safettras par TGCC arrive au Conseil de la Concurrence
TGCC a notifié au Conseil de la concurrence son projet d'acquisition de 51% du capital de la Société africaine des études et des travaux spéciaux (Safettras), spécialiste des fondations profondes et des travaux géotechniques.
Article : Énergies renouvelables : un projet de décret ouvre la voie à leur intégration en moyenne et basse tension
Encore en consultation publique, un projet de décret entend accélérer l'intégration des énergies renouvelables au réseau électrique de moyenne et basse tension.
Article : Bourse de Casablanca. Le MASI termine en baisse ce 26 juin
La Bourse de Casablanca a clôturé la séance du 26 juin 2026 en légère baisse. Le MASI recule de 0,15% à 18.022,08 points, tandis que Banque Centrale Populaire domine les échanges avec 43,04 MDH.
Article : La météo du samedi 27 juin
Voici les prévisions pour le samedi 27 juin, établies par la Direction générale de la météorologie : - Temps chaud sur l’Oriental, la vallée de […]
Article : Loi sur la profession d'avocat : l'ABAM maintient la pression
Invité du "12/13" de Médias24, l'avocat et membre du bureau exécutif de l'Association des barreaux du Maroc, Omar Benjelloun, revient sur le projet de loi régissant la profession d'avocat. Il accuse le ministre de la Justice d'avoir manqué quatre fois à ses engagements et annonce un rassemblement devant le Parlement le lundi 29 juin.