Un baccalauréat sport va être lancé au Maroc, premiers détails
Si votre enfant aime le sport, s’il est déjà inscrit dans une association ou un club sportifs, si vous souhaitez qu’il poursuive sa carrière de sportif sans délaisser ses études ; ou si vous voulez qu’il suive ses études sans délaisser ses chances de devenir un champion de haut niveau, eh bien dès la rentrée 2019, il va pouvoir concilier les deux dans le système scolaire marocain.
Pour la première fois, le système scolaire marocain va s’ouvrir d’une manière organisée, au sport de haut niveau. “Nous nous sommes fixé les objectifs les plus élevés. Pour la première fois, les élèves auront le potentiel d’aller aussi loin que possible, dans leur carrière et dans leur scolarité“, résume Mohamed Farid Dadouchi, directeur du sport scolaire au ministère de l’Education nationale, contacté par Médias24. “Nous allons passer à une autre dimension“, promet-il.
Jusqu’à présent, le seul cas de pratique sportive et scolaire complètement adaptée est celle de l’Académie Mohammed VI de football. Il existe également des classes d'enseignement dans au moins un centre de formation d'un club de football.
La loi n°30-09 relative à l'éducation physique et aux sports accorde aux associations sportives la possibilité d’ouvrir des centres où est dispensé un enseignement général à l’intention des sportifs, à condition que cet enseignement soit validé par le ministère de l’Education nationale.
La nouveauté, c’est la création par le ministère de l’Education nationale, d’un baccalauréat sport. C’est l’un des points centraux de la convention signée le 17 septembre 2018, devant le Roi Mohammed VI. C’est une convention relative à la mise en place des filières scolaires intégrées «sport-étude» et des filières de formation professionnelle et d’enseignement supérieur au profit des sportifs a été signée par Saïd Amzazi et Rachid Talbi Alami, ministre de la Jeunesse et des Sports.
Le démarrage du nouveau système se fera “probablement“ au cours de la rentrée 2019-2020. Ce cursus démarre à la 1ère année de collège, vers l’âge de 12 ans environ.
Les postulants à une inscription dans un cursus “sport-étude“ doivent être déjà inscrits dans une association sportive. Ils ne commencent pas obligatoirement par le niveau de 1ère année collège. Si l’enfant est déjà en troisième collège, il intègrera directement ce niveau.
Pendant ces années et jusqu’au bac, il sera intégré dans un système spécialement conçu pour “concilier les biorythmes du sport et celui des études“, explique M. Dadouchi. Chacun de ces biorythmes est spécifique et les adapter est une démarche complexe. Chaque activité a son propre biorythme avec les périodes d’activité et celles de récupération et de repos.
Le contenu de la filière a été finement étudié. “Le contenu d’enseignement jusqu’au baccalauréat est prêt“, indique M. Dadouchi.
Que faire après le bac?
Tous les enfants qui intègrent ces nouveaux cursus ne deviennent pas obligatoirement des champions internationaux. “C’est un système intégré permettant à chacun d’aller aussi loin qu’il le souhaite et qu’il le peut“.
Que deviendront ceux qui ne seront pas des sportifs de haut niveau?
Après le baccalauréat, s’ouvriront des “perspectives sportives et professionnelles“, selon M. Dadouchi. Il y aura des débouchés universitaires, des formations à l’Institut Moulay Rachid, et d’autres qui seront mises en place.
Les élèves déjà sélectionnés par les clubs et autres associations sportives, accèdent donc à ces filières à partir d’un niveau de collège. Ils reçoivent un enseignement général, un enseignement adapté au sport et une formation sportive.
Après le bac, ils suivront un cursus universitaire ou de formation professionnelle et ils deviendront des athlètes de haut niveau, ou bien des cadres spécialisés dans le domaine du sport : marketing sportif, juges, arbitres, entraîneurs, gestionnaires de clubs sportifs, lauréats d’un institut de formation professionnelle spécialisé dans les métiers du sport, médecin du sport, …
à lire aussi
Article : Moment de grâce avec Dee Dee Bridgewater, une des dernières héritières des grandes voix du jazz
Quelques heures avant de monter sur la scène du Théâtre Royal de Rabat dans le cadre du Festival Mawazine, Dee Bridgewater a accordé une interview à Medias24. De son attachement au Maroc à ses souvenirs de Sonny Rollins, en passant par son amour du scat hérité d'Ella Fitzgerald, et sa conviction que le jazz est une musique éternelle, cette véritable légende américaine revient sur plus d'un demi-siècle d'une carrière jalonnée de rencontres exceptionnelles.
Article : Mondial 2030 : capacités renforcées, toitures, nouveaux aménagements... Ce que prévoit la 2e phase de transformation des stades
Après la réalisation des études techniques nécessaires, l'Agence nationale des équipements publics (ANEP) a lancé les premiers marchés relatifs à l'agrandissement et au réaménagement des stades d'Agadir et de Marrakech, en prévision du Mondial 2030. Celui de Fès ne devrait pas tarder. Round Up.
Article : Le projet d'acquisition de Safettras par TGCC soumis au Conseil de la concurrence
TGCC a notifié au Conseil de la concurrence son projet d'acquisition de 51% du capital de la Société africaine des études et des travaux spéciaux (Safettras), spécialiste des fondations profondes et des travaux géotechniques.
Article : Énergies renouvelables : un projet de décret ouvre la voie à leur intégration en moyenne et basse tension
Encore en consultation publique, un projet de décret entend accélérer l'intégration des énergies renouvelables au réseau électrique de moyenne et basse tension.
Article : Bourse de Casablanca. Le MASI termine en baisse ce 26 juin
La Bourse de Casablanca a clôturé la séance du 26 juin 2026 en légère baisse. Le MASI recule de 0,15% à 18.022,08 points, tandis que Banque Centrale Populaire domine les échanges avec 43,04 MDH.
Article : La météo du samedi 27 juin
Voici les prévisions pour le samedi 27 juin, établies par la Direction générale de la météorologie : - Temps chaud sur l’Oriental, la vallée de […]