Un “village marocain” à Orlando pour promouvoir la destination Maroc aux Etats-Unis
Au lancement de la première édition du "The Moroccan village" à Orlando, évènement initié par l’Ambassade du Maroc aux Etats-Unis et Musk Strategies, un meeting a été organisé jeudi 4 octobre dans le but d’exposer les opportunités d'investissement au Maroc ainsi que ses atouts touristiques, économiques et politiques. Détails.
L’Ambassade du Maroc aux Etats-Unis et Musk Strategies organisent, du 4 au 9 octobre, la première édition du «The Moroccan village» à Orlando en Floride.
L’évènement est appuyé par un collectif d’acteurs marocains résidents aux Etats-Unis ainsi que par plusieurs acteurs institutionnels notamment l’Agence marocaine des investissements et des exportations (AMDIE), la Maison de l’artisan, le ministère du tourisme et d’autres acteurs tels que la Royal Air Maroc (RAM), Al Akhawayn University, University Central of Florida et d’autres.
A cette occasion, un débat a été organisé jeudi 4 octobre à University of central Florida (UCF) sous le thème de "le climat des affaires aux Maroc et l’environnement socio-culturel", portant principalement sur la promotion du business et des investissements au Maroc.
Le meeting avait pour objectif d’exposer le patrimoine du Maroc, ses opportunités d’investissement et ses atouts touristiques, économiques ainsi que politiques dans le but d’attirer les investisseurs étrangers vers le Royaume.
Lor de cet évènement, l'Ambassadeur du Roi Mohammed VI aux Etats-Unis, Lalla Joumala Alaoui, a déclaré : "sous le leadership de sa Majesté le Roi, le Maroc s’est évertué durant les deux dernières décennies, à mettre en œuvre des réformes substantielles et audacieuses aux plans social, politique et économique".
Elle ajoute: "cette alliance historique [entre le Maroc et les Etats-Unis, ndlr.] est plus solide aujourd’hui que jamais, dans la mesure où les deux nations, qui se sont souvent retrouvées du même côté de l’histoire, partagent des intérêts stratégiques et oeuvrent ensemble à la promotion de la paix, la stabilité et la prospérité dans la région et bien au-delà".
Sur le plan économique et commercial, Lalla Joumala Alaoui a tenu à rappeler que les deux pays sont liés par un accord de libre-échange (FTA) ajoutant que cet accord, entré en vigueur en 2006, a été le catalyseur pour la création d’emplois et l’augmentation des opportunités commerciales pour les secteurs privés américain et marocain, comme en témoigne le volume des échanges commerciaux qui a triplé depuis le lancement du FTA.
Ce débat s’est déroulé en présence de Dale Whittaker, président de l’UCF, Michael Johnson, doyen du College of Science de l’UCF, Dwight Bush, ancien ambassadeur des Etats-Unis au Maroc, Driss Ouaouicha, président de l’Université d’Al Akhawayn, Mohamed Benhammou, président du Centre marocain des Etudes stratégiques, Tarik Kabbaj, vice-président Business Banker à la Seacoast Bank (Floride), Amal Laassel, fondatrice et managing partner de Laassel Law, et Sanaa Lahlou, directrice des marchés internationaux à l’Agence marocaine de développement des investissements, ainsi que de plusieurs investisseurs américains.
Le marché marocain reste restreint pour les investisseurs américains
Dans une déclaration donnée à Médias24, Dwight Bush, ancien ambassadeur des Etats-Unis au Maroc et investisseur, estime qu’en termes d’investissement, le Maroc reste bien positionné au sein du continent africain étant donné qu’il dispose d’une bonne infrastructure et d’une stabilité politique favorisant le climat des affaires.
Il ajoute que le Maroc possède un potentiel important pour attirer les investissements étrangers grâce à sa position géographique entre autres. Néanmoins, M. Bush souligne que l’économie marocaine devrait évoluer à un rythme plus rapide en misant sur la promotion des partenariats public-privé.
Interrogé sur le recul que connait le marché marocain actuellement en termes d’investissement, spécialement celui des étrangers, l’ancien ambassadeur explique ceci par la taille restreinte du marché marocain. «Les investisseurs étrangers, spécialement les américains, préfèrent investir dans un marché large», précise notre interlocuteur.
Notons que Dr Phillips Center, centre culturel connu à Orlando, accueille ce vendredi 5 octobre une multitude d’espaces exposant les richesses du Maroc: espaces BtoB et institutionnels, présentations de produits d’artisanat et du terroir, expositions d’art, espace culinaire marocain…
Pour rappel, la ville d'Orlando compte plus de 35.000 résidents marocains, ce qui en fait la ville avec la plus grande concentration des ressortissants marocains aux États-Unis.
À découvrir
à lire aussi
Article : CIRDI : Face à Emmerson, Rabat demande une bifurcation de la procédure
Face à une réclamation de 1,215 milliard de dollars portée par les investisseurs liés au projet de potasse de Khémisset, le Maroc demande au CIRDI d’examiner en priorité ses objections de compétence.
Article : Les nappes phréatiques ont moins bénéficié des pluies que les barrages
Alors que les barrages marocains affichent un taux de remplissage de 76,2 %, le niveau des eaux souterraines raconte une autre histoire. L'analyse des données satellitaires sur dix ans révèle un rebond disparate et timide.
Article : Transport militaire : le Maroc renforce sa flotte de transport aérien avec l’Airbus C295
L’Airbus C295 acquis par les Forces armées royales dans le cadre de la modernisation des Forces royales air a été dévoilé par Forum Far-Maroc. Selon l’expert militaire Abdelhamid Harifi, cette acquisition vise à renforcer les capacités de transport aérien militaire du Maroc, tout en s’inscrivant dans le contexte du rapprochement maroco-espagnol.
Article : EXCLUSIF. Cartes à l’appui, les grands changements urbanistiques envisagés à Hay Mohammadi
CASABLANCA. Le projet de nouveau plan d’aménagement de Hay Mohammadi arrive à une étape décisive. Prévu pour examen le 14 mai par le conseil de la ville de Casablanca, ce document suscite une vive contestation locale, notamment autour du devenir de quartiers historiques comme Derb Moulay Cherif. Voici, en détail, ce que prévoit ce plan.
Article : African Lion 2026 : comment le Maroc a testé l’armée du futur dans le Sud
Clôturé le 8 mai 2026, l’exercice coorganisé par les FAR et la SETAF-AF a réuni plus de 40 nations, dont 28 africaines. IA de commandement, drones FPV, munitions rôdeuses, Apache, WanderB et blindés modernisés... Cette édition a marqué un saut tactique et technologique majeur. Décryptage.
Article : Hôtels. Les visites mystère vont-elles vraiment améliorer le service ?
Lancée par la SMIT, l’opération suscite déjà des réserves chez certains professionnels, qui plaident pour des audits suivis de plans d’action, de contre-visites et d’investissements dans la formation, plutôt que pour une logique strictement punitive.