Tourisme: un mois de juillet en deçà des attentes
Les chiffres de la fréquentation touristique en juillet viennent d’être publiés par l’Observatoire du tourisme. Alors que les arrivées de juin avaient bondi de 18%, on note un renversement de tendance pendant le mois suivant, avec des arrivées et des recettes qui baissent de 2% et 9%. Malgré cette réduction sensible, le cumul des 7 premiers mois de l’année 2018 comparé à celui de 2017 maintient une évolution positive au niveau de tous les indicateurs (arrivées, recettes et nuitées).
Contrairement à la dynamique de croissance soutenue du 1er semestre 2018, le mois de juillet n’a pas été à la hauteur des prévisions des opérateurs touristiques en termes d’arrivées et donc de recettes. Une situation qui s'explique en partie par une baisse du nombre d’arrivées des MRE.
Les chiffres du mois d’août sont donc très attendus pour savoir si la baisse des arrivées en juillet est due au report de voyage des MRE pour célébrer en famille la fête du sacrifice.
Arrivées et recettes reculent sensiblement
Ainsi, les données sur les arrivées des visiteurs aux postes frontières font état d’une évolution négative pendant le mois de juillet.
Selon la Direction générale de la Sûreté nationale, le nombre d’arrivées a connu une baisse de 2% par rapport à celui de 2017 (+4% pour les touristes étrangers et -4% pour les MRE). Les MRE ont été moins nombreux à se rendre dans leur pays natal sachant que les arrivées par voie maritime (ports de Tanger et de Tanger Med) ont enregistré une importante baisse de 10%.
Les principaux marchés émetteurs ont enregistré des résultats contrastés. Si les Etats-Unis et l'Italie ont réalisé des hausses respectives de 2% et 3%, les autres marchés ont enregistré des baisses, en l'occurrence la France (-2%), Royaume-Uni (-5%), Belgique (-5%), Espagne (-3%), Hollande (-3%), Allemagne (0%),
Liées au volume des arrivées, les recettes voyages en devises ont atteint 7,2 milliards de DH (pour le seul mois de juillet), soit une baisse de -9% par rapport au même mois de l’année écoulée.
Des nuitées en hausse de 7%
A contrario, les données communiquées par les hôteliers montrent que le volume des nuitées dans les établissements classés a connu une hausse de 7% en juillet 2018, par rapport à celui de 2017.
Une performance due notamment aux touristes non-résidents (+10%) et dans une moindre mesure aux résidents (+1%)
Au niveau géographique, ce sont les destinations d’Oujda-Saïdia, Agadir, Marrakech et Tétouan qui ont enregistré les plus fortes progressions en termes de nuitées (+14%, +11%, +8% et +8% respectivement). La ville de Casablanca a, quant à elle, enregistré une baisse de -1%.
Si pendant le mois de juillet, les arrivées et les recettes en devises ont accusé une baisse sensible, la comparaison de l’évolution des sept premiers mois de l’année 2018 avec la même période de 2017 montre une croissance continue des arrivées, nuitées et recettes en devises.
7 millions de touristes en 7 mois
Entre janvier et juillet 2018, le volume des arrivées aux frontières a atteint 7 millions de touristes, soit une progression de 7% par rapport à la même période en 2017 (+15% pour TES et -1% pour les MRE).
Pendant cette période, les principaux marchés émetteurs ont connu un trend haussier avec des arrivées qui augmentent de 14% pour l'Italie, 9% pour l’Allemagne, 6% pour la France et 5% pour le Royaume-Uni.
Janvier-juillet: Des nuitées et des recettes en hausse d’environ 10%
Même dynamique pour les nuitées réalisées dans les établissements d'hébergement touristique classés (EHTC), qui ont réalisé une hausse de 10% par rapport aux sept premiers mois de 2017.
Les pôles touristiques de Marrakech et Agadir ont généré à eux seuls 60% des nuitées totales à fin juillet 2018. Ces deux destinations ont enregistré une augmentation de +12% et +10% respectivement. D’autres destinations ont également affiché de bonnes performances, en particulier, Fès, Rabat et Tanger avec des hausses respectives de +19%, +13% et +9%.
En 7 mois, l’activité touristique des non-résidents a généré des recettes qui se sont élevées à 38,3 milliards de dirhams contre 35 MMDH pour la même période de 2017, soit une hausse de +9,4%.
À découvrir
à lire aussi
Article : CIRDI : Face à Emmerson, Rabat demande une bifurcation de la procédure
Face à une réclamation de 1,215 milliard de dollars portée par les investisseurs liés au projet de potasse de Khémisset, le Maroc demande au CIRDI d’examiner en priorité ses objections de compétence.
Article : Les nappes phréatiques ont moins bénéficié des pluies que les barrages
Alors que les barrages marocains affichent un taux de remplissage de 76,2 %, le niveau des eaux souterraines raconte une autre histoire. L'analyse des données satellitaires sur dix ans révèle un rebond disparate et timide.
Article : Transport militaire : le Maroc renforce sa flotte de transport aérien avec l’Airbus C295
L’Airbus C295 acquis par les Forces armées royales dans le cadre de la modernisation des Forces royales air a été dévoilé par Forum Far-Maroc. Selon l’expert militaire Abdelhamid Harifi, cette acquisition vise à renforcer les capacités de transport aérien militaire du Maroc, tout en s’inscrivant dans le contexte du rapprochement maroco-espagnol.
Article : EXCLUSIF. Cartes à l’appui, les grands changements urbanistiques envisagés à Hay Mohammadi
CASABLANCA. Le projet de nouveau plan d’aménagement de Hay Mohammadi arrive à une étape décisive. Prévu pour examen le 14 mai par le conseil de la ville de Casablanca, ce document suscite une vive contestation locale, notamment autour du devenir de quartiers historiques comme Derb Moulay Cherif. Voici, en détail, ce que prévoit ce plan.
Article : African Lion 2026 : comment le Maroc a testé l’armée du futur dans le Sud
Clôturé le 8 mai 2026, l’exercice coorganisé par les FAR et la SETAF-AF a réuni plus de 40 nations, dont 28 africaines. IA de commandement, drones FPV, munitions rôdeuses, Apache, WanderB et blindés modernisés... Cette édition a marqué un saut tactique et technologique majeur. Décryptage.
Article : Hôtels. Les visites mystère vont-elles vraiment améliorer le service ?
Lancée par la SMIT, l’opération suscite déjà des réserves chez certains professionnels, qui plaident pour des audits suivis de plans d’action, de contre-visites et d’investissements dans la formation, plutôt que pour une logique strictement punitive.