Echec du premier dialogue social du gouvernement El Otmani ?
Sauf grande surprise, tous les indicateurs montrent qu’aucun accord ne sera annoncé avant le 1er mai. Les syndicats ont refusé les propositions du gouvernement. Le patronat est exclu de l’équation. Si accord il y a, il ne sera certainement pas tripartite, signant l'échec du premier dialogue social du gouvernement El Otmani.
À quelques heures de la célébration du 1er mai, les chances de l’annonce d’un accord s’amenuisent. «Pour l’heure, aucune réunion n’est programmée», nous assure une source bien informée tout en prenant ses précautions en précisant: «cela dit, tout peut arriver à la dernière minute ».
Selon nos informations, l’accord tripartite est clairement tombé à l’eau. Si accord il y a par un grand miracle, ce sera sans la CGEM. Car «la CGEM n’est pas prête de signer quoi que ce soit dans les conditions actuelles», nous explique des sources concordantes proches du patronat.
La CGEM a été discrète pendant ces négociations. L’on sait que lors des réunions de la commission sectorielle chargée du secteur privé, les représentants du patronat ont soumis leurs propositions qui sont au nombre de 7 et ont écouté celles des centrales syndicales. «Les 12 réunions ont servi à expliquer les points de vue de chaque partie», nous confie-t-on. Au terme de ces réunions, rien n’a été tranché.
Entre-temps, les discussions se sont poursuivies ce week-end entre le gouvernement et les syndicats en vue d’arriver à un terrain d’entente, mais sans succès.
Notre confrère, Telquel Arabi cite une source syndicale affirmant que Saad-Eddine ElOtmani a fait une nouvelle concession lors d’une réunion dimanche 29 avril. Le gouvernement a proposé aux syndicats d’assumer 1% des prélèvements nécessaires pour la réforme du régime des retraites.
Une concession qui n’a pas suffi à faire fléchir les centrales syndicales. La situation reste donc au point mort, et les principaux protagonistes gardent le silence en cette journée du 30 avril.
Contactés, les patrons de l’UGTM, l’UMT ainsi que le ministre de l’Emploi sont restés injoignables.
Allal Belarbi, membre du bureau exécutif de la Confédération démocratique du travail (CDT) joint par Médias24, nous a confirmé, pour sa part, que le contact entre les syndicats et la présidence du gouvernement s'est poursuivi. "La CDT devait apporter une réponse écrite à la proposition du gouvernement qui restait la même que celle communiquée auparavant avec un seul ajout relatif à la réforme des retraites. Nous avons donc déposé notre réponse aujourd'hui dans la matinée pour exprimer notre refus de la proposition gouvernementale", nous assure Bellarbi.
La signature d’un accord historique entre le gouvernement, les syndicats et la CGEM semble, selon les données actuelles, compromise, scellant l’échec du premier dialogue social mené par l’équipe d’El Otmani.
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