Israël annule son plan controversé d'expulsion de migrants africains
Le gouvernement israélien a annoncé, mardi 24 avril, avoir renoncé à son plan controversé d'expulsion de migrants africains entrés illégalement dans le pays, faute d'avoir trouvé un pays acceptant de les accueillir.
Les expulsions visaient une partie des 42.000 migrants d’origine érythréenne et soudanaise vivant illégalement en Israël, à qui le statut de réfugiés est refusé.
Les services du conseiller légal du gouvernement ont informé la Cour suprême de l'abandon du plan après le refus de certains pays tiers, non précisés, d'accueillir ces migrants, a-t-on appris de source gouvernementale.
Le Rwanda avait été évoqué comme possible pays par le Premier ministre Benjamin Netanyahu. L'Ouganda avait également été largement cité comme un autre pays avec lesquels Israël a négocié en vain un accord pour l'accueil des migrants qui auraient été expulsés.
"A ce stade, la possibilité de procéder à un éloignement vers un pays tiers n'est plus d'actualité", a reconnu le conseiller légal du gouvernement.
Le gouvernement avait annoncé un plan aux termes duquel les migrants se voyaient proposer de partir de leur propre chef avec une somme de 3.500 dollars (environ 2.800 euros), sous peine d'être arrêtés et détenus jusqu'à ce qu'ils acceptent de quitter le pays.
Ce plan d'expulsion avait suscité de nombreuses critiques, notamment de la part du Haut-Commissariat aux réfugiés de l'ONU (HCR), mais aussi de survivants de la Shoah et d'une partie de la société civile en Israël.
Début avril, M. Netanyahu avait accepté de l'annuler, assurant qu'un accord avec le HCR allait permettre de transférer plus de 16.000 migrants vers "des pays développés comme le Canada, l'Allemagne ou l'Italie".
En échange, l'Etat hébreu s'engageait à donner un titre de séjour à un nombre équivalent pouvant rester sur son territoire.
Mais cette initiative avait également suscité des critiques, y compris au sein du propre camp de Netanyahu qui, sous la pression, a fait volte-face et annulé l'accord avec l'ONU.
(Avec AFP)
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