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Chafik Chraibi: “Le retard d’adoption du projet de loi sur l’avortement tue des vies chaque jour”

Deux ans après son adoption en Conseil de gouvernement, le projet de loi, initié par le Roi, qui élargit les cas autorisés pour un avortement légal semble s’être perdu dans le circuit législatif. Le gynécologue Chafik Chraibi, fondateur de l’Association marocaine de lutte contre l’avortement clandestin (AMLAC), revient pour Médias24 sur les conséquences de ce retard et sur les limites des futures dispositions qui devront, selon lui, être enrichies pour régler ce problème de société. 

Chafik Chraibi: “Le retard d’adoption du projet de loi sur l’avortement tue des vies chaque jour”
Samir El Ouardighi
Le 24 février 2018 à 11h50 | Modifié 24 février 2018 à 11h50

Médias24: On n’entend plus parler de ce projet de loi, que s’est-il passé depuis 2016?

Chafik Chraibi: Après l’intervention royale, il y a eu un débat qui a abouti à la rédaction d’un projet de loi. Celui-ci élargit les cas d’avortement légal au viol, inceste, malformations fœtales et aux handicapées mentales alors que la loi actuelle (article 453) ne l’autorise que si la vie ou la santé de la femme sont mises en  jeu.

Depuis que le projet a été adopté en mars 2016 par le conseil du gouvernement, c’est silence radio.

Où en est exactement le projet de loi et doit-il être amendé ?

-A quel stade du circuit législatif devrait-il être arrivé ?

-Théoriquement, après son adoption en CG, il est censé être discuté en commission au parlement et ensuite, il doit passer à un vote en plénière à la Chambre des représentants, puis, enfin, à la Chambre des conseillers pour être adopté définitivement.

En pratique, personne ne sait où se trouve ce texte: est-il au parlement, au SGG ou dans un tiroir?

-Il n’y a donc pas eu de suivi voire de volonté de faire aboutir rapidement cette réforme ?

-Au Maroc, on ouvre des chantiers et on s’engage devant le Roi mais après les effets d’annonce, on laisse tomber. Si le Roi a démis beaucoup de personnes de leur fonction, c’est parce que dès qu’il a le dos tourné, on laisse traîner les choses qui n'aboutissent que tardivement ou même jamais.

Il faut rappeler qu’avant qu’il n’initie ce projet de loi pour légaliser certains types d’avortement, aucun parti politique (hormis à titre individuel comme Nezha Skalli du PPS, Khadija Rouissi du PAM …) ne s’était clairement prononcé, mais dès que le Roi a lancé le débat, tout le monde a applaudi.

-Vous en appelez donc au Roi pour faire aboutir ce projet de loi ?

-Je veux en effet qu’il apprenne que ce chantier dont il est l’initiateur traîne depuis 2 ans et que sans son intervention, son adoption définitive risque d'être renvoyée aux calendes grecques.

-Pourquoi lui ?

-Etant au dessus de la mêlée sur les questions sensibles de société, comme l’avortement, il est le seul à pouvoir activer les choses et parce que nos partis politiques sont frileux et de plus en plus affaiblis.

-Malgré les résistances, l’adoption de la réforme de la Moudawana a été beaucoup plus rapide ?

-2 ans, c’est en effet énorme, car tous les jours, il y a des femmes victimes de cet immobilisme législatif. Nous faisons toujours partie des 95% de pays en voie de développement n’ayant pas légalisé l’avortement alors que plus de 95% des nations développées l’ont fait depuis belle lurette.

Pourquoi eux et pas nous: Est-ce que ces pays n’ont-ils pas une éthique, une déontologie, une foi ou une religion?

-Hormis le SGG, à quelle porte avez-vous frappé pour hâter le processus d’adoption législative ?

-Ces derniers mois, j’ai tapé à toutes les portes avec une grande campagne médiatique. J’ai notamment envoyé un courrier au Chef du gouvernement qui l’a reçu en mains propres.

Dans cette correspondance, je lui rappelle qu’il a été le 1er homme politique à m’ouvrir les portes du parlement pour parler d’avortement, alors que son parti était encore dans l’opposition. Je lui demande de faire rentrer l’avortement comme étant un droit de la femme à la santé.

Etant médecin et psychiatre, il connaît mieux que quiconque les conséquences physiques et psychiques d’une grossesse non désirée. Mais depuis trois semaines, je n’ai eu aucun retour.

-Pensez-vous que Saadeddine Elotmani soit plus souple sur cette question que son prédécesseur ?

-Sans l’ombre d’un doute. J’espère qu’il ira plus loin, car les nouvelles dispositions du projet de loi (viol, inceste, handicapées mentales, malformations fœtales) ne vont régler que 10 à 15% des problèmes engendrés par les grossesses non désirées.

-Qui peut être tenu pour responsable de la lenteur du processus qui s’éternise depuis 2 ans ?

-D’abord le manque de volonté politique et certainement le ministère de la Santé et le Conseil national de l’ordre des médecins.

-Pour quelles raisons ?

-Parce que le projet de loi stipule que c’est eux qui doivent dresser la liste des malformations fœtales et la typologie des handicaps mentaux permettant d’autoriser un avortement. A ma connaissance, rien n’a été fait à ce jour.

-Que proposez-vous sachant que vous jugez insuffisantes les avancées de ce projet de loi ?

C’est une belle avancée, mais la mouture actuelle ne réglera pas les nombreux autres cas qui se posent.

En fait, nous n’avions même pas besoin de dresser une liste dans ce nouveau projet de loi. Afin de régler les conséquences des grossesses non désirées, il aurait suffi d’amender l’article 453 du code pénal en nous basant simplement sur la terminologie de l’OMS (Organisation mondiale de la santé).

Cet article prévoit que l’avortement peut être pratiqué quand la santé de la mère est menacée, sans plus de précision. Par santé, l’OMS entend un état de bien-être qui englobe les composantes physique (pronostic vital engagé), morale (inceste, viol …) et sociale (insuffisance de moyens …).

Plusieurs pays d’Afrique comme la Tunisie, le Cap Vert et l’Afrique ont complètement légalisé l’avortement alors que d’autres comme le Sénégal ou le Burkina ont récemment adopté cette définition, après un court débat, et ont pu régler tous leurs problèmes liés à l’avortement sans débattre ni rédiger un projet de loi.

-A quels cas faut-il étendre le champ du projet de loi qui, selon vous, ne règle que 10 à 15% des problèmes ?

-Il est impossible de dresser une liste exhaustive car il suffit d’adopter l’article 453 tenant compte de la santé dans ses composantes physiques, psychiques et sociales.

Les nouvelles dispositions ne seront pas imposées aux femmes qui auront le droit de les accepter ou de les refuser. Les gens pensent qu’il va y avoir une épuration génétique alors que celles qui veulent garder, par exemple, un enfant malformé (sans jambes ou bras) ou trisomique pourront le faire.

-Que pensez-vous des femmes mariées ayant déjà le nombre d’enfants désirés qui ne souhaitent pas en avoir à nouveau ?

-Nous revenons à l’article 453 qui leur donnera droit à avorter si leur santé physique, mentale ou socio-économique est menacée.

-Dans ce dernier cas, on entre donc dans l’interruption volontaire combattue par une partie de la société...

-Je préfère l’appellation interruption de grossesse sans risques, car je suis contre l’IVG dans la mesure où il est évident qu’elle ne sera pas acceptée par la société marocaine.

Quand il y a des répercussions graves sur la santé physique ou mentale (tentative de suicide, dépression, vie menacée …), la réalité empirique impose de s’adapter et de trouver des solutions

-Vous comptez proposer des amendements pour élargir le spectre de l’avortement autorisé ?

-J’attends impatiemment la réouverture du dossier au parlement et devant les commissions. C’est à ce moment que je ferai mon possible pour négocier et convaincre ses membres et son président.

-Combien de temps faudra-t-il attendre pour que ce projet de loi soit enfin adopté ?

-Aucun acteur concerné par la question de l’avortement n’a de visibilité. Donc, je suis incapable de répondre à cette question, mais j’espère que ça ne prendra pas des années.

Avortement au Maroc : qui, comment, où ?

-Dans la réalité, comment avortent les Marocaines?

-Les femmes qui font face à des grossesses non désirées ont trois possibilités: 5% de fortunées vont à l’étranger, 70% qui ont moins de moyens se rendent dans des cabinets marocains de généralistes ou de gynécologues, et les 25% restantes de classe défavorisée s’adressent à des faiseuses d’anges, avec les conséquences dramatiques que l’on connaît.

-Dans quelles conditions sanitaires se passent ces opérations?

-Hormis les interventions pratiquées à l’étranger qui se déroulent dans un cadre optimal du fait de leur côté légal, les opérations clandestines au Maroc se font dans des conditions risquées voire effroyables.

Chez les médecins qui pratiquent ces actes au Maroc pour un prix à partir de 3.000 DH, cela se passe dans des cabinets non aseptisés, sans anesthésiste et encore moins de bloc opératoire.

Il faut savoir que l’aspiration du fœtus n’est pas sans risque car en pénétrant l’utérus, une éventuelle perforation peut occasionner de graves hémorragies, voire des drames mortels.

De plus, hormis les risques sanitaires, des femmes sont parfois obligées de se prostituer pour financer leur avortement.

La troisième catégorie d’intervention est la pire car certaines femmes font appel à ce que l’on appelle des faiseuses d’anges. Ces dernières prescrivent des herbes toxiques, ou pire encore, percent la poche des eaux avec une aiguille à tricoter en l’introduisant dans l’utérus. Ces pratiques entraînent souvent des hémorragies, voire même des septicémies mortelles ou des intoxications aigues.

-Comment les femmes trouvent-elles les médecins qui acceptent de pratiquer ces actes illégaux ?

-Rien de plus simple. Il vous suffit d’aller dans un parking à ciel ouvert et de le demander à un gardien de voitures qui vous indique quels sont les médecins de quartier qui font des curetages.

-Certains le font pour la cause et pas pour l’argent ?

-Certains le font pour s’enrichir et d’autres pas. Que faire face à une jeune fille qui a été victime d’un viol collectif, ou quand sa mère vous affirme qu’elle a été victime d’inceste, ou encore abusée du fait de son handicap mental.

Sans parler de celles qui veulent mener à terme leur grossesse mais dont l’échographie a détecté un fœtus sans tête ou sans membres supérieurs ou inférieurs. Quand j’étais chef de service de la maternité de Rabat, nous avons eu à faire à de nombreux cas similaires.

-Existe-t-il au Maroc un mouvement structuré de médecins pro-life comme aux USA ou en Europe ?

-J’en connais plusieurs, mais je ne sais pas s’ils sont motivés par des convictions personnelles ou pour ne pas se faire étiqueter comme avorteur. Une gynécologue, qui a pourtant vu dans sa pratique à l’hôpital les drames occasionnés par l’avortement clandestin, a créé une association pro-life.

-Que répondez-vous à ceux qui assurent qu’un fœtus est un être humain à part entière ?

-Je mets simplement en avant la vie d’une femme qui va être tuée par un avortement mal fait, qui risque de se suicider, de tuer son bébé pour s’en débarrasser ou d’être victime d’un crime d’honneur.

A mes yeux, la vie de cette femme a plus de valeur qu’un embryon qui ne mesure qu’un centimètre et si je n’ai pas le choix, je ferai tout pour l’aider en premier.

-Vos confrères femmes sont-elles plus impliquées dans ce combat ?

-En petit comité oui, mais sinon la majorité préfère ne pas se prononcer pour ne pas se faire étiqueter avorteuse.

-Quelles sont les autres conséquences sociales de l’interdiction d’avorter ?

-Des tentatives de suicide, des crimes d’honneur et des infanticides, plus nombreux qu'on ne le croit.

Ainsi, un individu a tué sa sœur et ses deux enfants à Tanger après avoir découvert qu’ils étaient illégitimes. Un autre a tué sa sœur après l’avoir soupçonnée d’être enceinte de son petit copain alors que l’autopsie post-mortem a montré qu’elle ne l’était pas.

Certaines filles qui finissent par accoucher, faute de moyens, peuvent soit abandonner leur enfant dans un orphelinat ou dans la rue, voire même le tuer pour faire disparaitre toute trace du "péché".

Il y a également beaucoup d’expulsions de jeunes filles de leur domicile familial qui débouchent automatiquement sur la prostitution.

-Quand est-ce que la loi s’applique ?

-Les autorités savent tout ce qui se passe et connaissent les cabinets qui pratiquent les avortements mais, en général, elles laissent faire. Ce n’est que quand il y a des complications comme des décès ou des plaintes qu’elles interviennent. Sinon la police ne viendra jamais d’elle-même pour l’arrêter.

Ainsi, il arrive que des parents ou des jeunes filles à qui on a promis le mariage ou encore des couples en désaccord portent plainte. Il y a aussi les dénonciations des voisins d’un cabinet médical qui reçoit beaucoup de jeunes filles pour avortement.

Actuellement, il y a beaucoup de docteurs emprisonnés, mais le pire est que tous les "complices" le sont également (secrétaire, infirmière, femme de ménage). Si la loi prévoit 6 mois à 2 ans de prison pour acte d’avortement, cela peut aller jusqu’à 20 ans en cas de décès. Elle punit également l’avortée et son éventuel accompagnateur sans oublier l’intention non aboutie d’avorter.

-En dehors de l’opération d’aspiration, quels sont les autres moyens d’avorter ?

-Il y a l’avortement médicamenteux sans acte chirurgical efficace à 95% et qui peut s’administrer à plusieurs mois de grossesse, c'est-à-dire bien après le délai légal (12 semaines d’aménorrhée).

-Ce médicament est disponible au Maroc ?

-Oui, mais à usage hospitalier, car il n’est utilisé que quand la santé de la femme est en danger.

Disponible depuis 2008, il évite les hémorragies de la délivrance c'est-à-dire post-accouchement. Grâce à lui, la mortalité maternelle par hémorragie en couche a été réduite des 2/3 au Maroc.

-Où en sont les avortements depuis 2016 ?

-Chaque jour, environ 1.000 femmes se retrouvent en situation de grossesse non désirée. Sur ce total, 600 à 800 se font avorter et le reste abandonne son enfant, le tue, se suicide... Sachant qu’hormis celle de l’AMLAC, il n’y a aucune campagne de prévention, la situation ne peut qu’avoir empiré.

-Qu’en est-il de la pilule du lendemain ?

-Je précise que ce n’est pas une pilule abortive, un seul comprimé pris dans les 5 jours après un rapport sexuel non protégé permet de bloquer instantanément l’ovulation et éviter une grossesse non désirée. Même si elle est en vente libre dans les pharmacies depuis 2008, les femmes ne sont malheureusement pas suffisamment informées, ce qui entraîne des complications et des drames aisément évitables.

-Quelle est la situation dans la maternité où vous travaillez ?

-Il y a toujours autant de femmes qui viennent nous solliciter dans des situations désespérées. Depuis que j’ai été démis de mes fonctions de chef de service, il n’y a pratiquement plus aucun avortement hormis des cas exceptionnels où le pronostic vital de la maman est engagé.

-Que pensez-vous de la position du M.A.L.I (mouvement alternatif des libertés individuelles)?

-Je ne suis pas d’accord, car leur vision sur cette question est à double tranchant.

C’est très bien qu’ils en parlent, car cela permet de relever le niveau de débat. C’est quand même contre-productif parce qu'ils provoquent les Marocains qui sont, qu’on le veuille ou non, des gens conservateurs.

Le M.A.L.I. prône la liberté de corps mais certains n’attendent que ça pour nous attaquer, étant donné que la société n’est pas prête.

Quand ce mouvement a invité au Maroc un bateau hollandais affrété par l’association "Women on Wave" qui pratique des avortements dans les eaux internationales des pays où l’IVD est interdite, plusieurs Marocains sont sortis manifester et c’est à ce moment qu’est née la 1ère association pro-life.

Je ne suis pas contre le M.A.L.I. mais, à mon sens, ils sont vraiment décalés avec la réalité marocaine.

-Une conclusion?

-Je ne tiens à provoquer ni la société ni les décideurs politiques. Je ne suis pas pour l’avortement, mais simplement pour la santé de la femme. 

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Samir El Ouardighi
Le 24 février 2018 à 11h50

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