Rabat : la société civile veut renforcer sa contribution aux ODD 2030
Des acteurs de la société civile ont appelé, samedi lors d'un atelier à Rabat, au renforcement des compétences de la société civile afin que cette dernière puisse accompagner la réalisation des objectifs de développement durable 2030.
Organisé par l'Espace associatif, en partenariat avec le réseau des organisations non gouvernementales pour le développement et le Fonds des Nations Unies pour la démocratie (FNUD), cet atelier national de travail des praticiens sur les objectifs de développement durable à l'horizon 2030, vise à renforcer les connaissances et les compétences de la société civiles pour les assister à mettre en place des outils de monitoring et de veille stratégique en matière de prise en compte des objectifs de développement durable à l'horizon 2030.
La présidente de l'Espace associatif, Meryem Benkhouya, a souligné l'importance d'améliorer la communication et la sensibilisation sur ces objectifs et d'impliquer la population dans l'implémentation des objectifs du plan et le suivi des résultats. Mme Benkouya a estimé que la réalisation de cet objectif passe par une coordination avec les différentes parties prenantes notamment, les départements gouvernementaux, le secteur privé, les organisations de la société civile et les institutions internationales, ce qui nécessite, a-t-elle dit, le renforcement des capacités des acteurs de la société civile.
Dans ce sens, l'Espace associatif oeuvre à associer les institutions gouvernementales chargées de diriger et de mettre en œuvre le Plan de développement durable 2030, ainsi que les institutions des droits de l'homme, en particulier le Conseil national des droits de l'Homme (CNDH).
Pour sa part, le directeur de la promotion des droits de l'Homme auprès du CNDH, Ahmed Taoufiq Zainabi, a rappelé que le Conseil a publié cinq mémorandums et avis consultatifs sur la question des objectifs de développement durable, en particulier la création de l'Autorité pour la parité et la lutte contre toutes les formes de discrimination.
La mise en œuvre de ces objectifs n'est pas un travail purement technique, mais revêt un caractère politique nécessitant la définition des responsabilités et des priorités avec la contribution de la société civile, d'où l'importance de développer un cadre conceptuel et une méthodologie pour les indicateurs qui pourraient être appliqués et placés dans leur contexte national, a-t-elle expliqué.
De son côté, la consultante indépendante de droits de l'Homme auprès du réseau des ONG arabes, Mervat Rishmawi, a souligné que les objectifs contenus dans le Plan de développement durable à l'horizon 2030 devraient être liés au niveau national au cadre des droits de l'homme et aux exigences du droit international, notant, dans ce sens, qu'elle a élaboré un manuel de référence pour fournir des informations et une vision analytique et cohérente du plan.
Ce manuel traite spécifiquement les domaines de la pauvreté, du travail décent, de l'économie, de l'égalité et de l'intégration, ainsi que les questions de justice et d'institutions, a-t-elle ajouté précisant que ces domaines ont un impact sur le développement durable.
L'atelier, qui a connu la participation de plusieurs experts représentant des ONG et départements gouvernementaux, acteurs de la société civiles, est axé sur "les mécanismes de révision de l'agenda des ODD à l'horizon 2030 : Mécanismes régionaux et internationaux", "L'approche des droits de l'Homme dans l'agenda développement durable 2030", et sur les "Moyens de mise en oeuvre et partenariat international". Le Plan de développement durable, adopté en septembre 2015 par la communauté internationale, comporte 17 objectifs, notamment l'éradication de la pauvreté et la faim, l'amélioration de la santé et l'éducation, et la lutte contre les changements climatiques. (MAP)
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