Litige autour du Nil: l'Egypte annonce la construction d'une station d'épuration
Le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, a fait savoir, lundi 8 janvier, qu'une station de traitement des eaux usées est en cours de construction pour "résoudre un problème potentiel", faisant allusion à l'impact du barrage que l'Ethiopie entend construire sur le Nil bleu.
"Nous faisons ce que nous avons à faire pour résoudre un problème potentiel", a indiqué M. Al-Sissi lors de l'inauguration de projets de construction, retransmise à la télévision.
"Nous ne pouvons pas accepter un problème d'eau en Egypte. Il faut assurer l'accès à l'eau pour tous", a dit le Président égyptien, sans donner de précisions concernant la taille de la station ou la quantité d'eau qu'elle serait censée fournir.
L'Egypte craint l'impact de la construction du barrage éthiopien, qui pourrait entraîner une réduction du débit du fleuve, dont elle dépend à 90% pour son approvisionnement en eau.
Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Sameh Choukry, s'est rendu à Addis Abeba en décembre pour essayer de trouver une issue au dossier du barrage de la Renaissance.
Le comité national tripartite du barrage de la Renaissance qui réunit Le Caire, Khartoum et Addis Abeba, n’a pas trouvé de compromis sur les conclusions du rapport initial, élaboré par deux cabinets d'études français, Artelia et BRL, sur les impacts sociaux et environnementaux de ce barrage sur le Soudan et l’Egypte.
En mars 2015, les trois pays avaient signé un accord de principe les obligeant à parvenir à un consensus par la voie de la coopération au sujet du barrage de la Renaissance, qui est censé devenir la plus grande centrale hydroélectrique d'Afrique, avec un coût s’élevant à 5 milliards de dollars.
(Avec MAP)
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