VRAI/FAUX. 1.400 permis miniers viennent-ils d’être retirés?
Cette déclaration et son timing font penser à une nouvelle mesure, en réaction aux manifestations de Jerada. El Khalfi ne donnera pas de précision laissant planer également le doute sur un autre point essentiel: s’agit-il de permis concernant la seule région de l'Oriental ou tout le Maroc.
Jeudi 4 janvier, lors de l’habituel point de presse tenu à l’issue de chaque Conseil de gouvernement, Mustapha El Khalfi, porte-parole du gouvernement, a indiqué, en évoquant le dossier de Jerada, que "1.400 permis miniers ont été retirés par le ministère de l'Energie et des mines et que de nouveaux permis seront attribués conformément à un nouveau cahier des charges".
Cette déclaration et son timing font penser à une nouvelle mesure, en réaction aux manifestations de Jerada. El Khalfi ne donnera pas de précision laissant planer également le doute sur un autre point essentiel: s’agit-il de permis concernant la seule région de l'Oriental ou tout le Maroc.
Seulement, il s’agit d’une information réchauffée comme on le dit dans le jargon journalistique.
En août dernier, Ali Mellouki, directeur des mines au ministère nous avait confié que "Sur les 7.500 permis accordés, 1.404 ont déjà été révoqués, et la liste envoyée au SGG pour les réattribuer (…) Chaque permis est de 16 km2, le total libéré est donc de 22.500 km2 environ".
Le chiffre est le même: 1.400. L’information date donc d’au moins 5 mois. Pourquoi l’avoir ressortie maintenant en laissant entendre qu’il s’agit d’une nouvelle décision du gouvernement? La réponse est évidente.
Le 22 décembre dernier, deux jeunes, âgés de 23 et 30 ans, qui effectuaient des prélèvements dans les galeries clandestines de la mine de charbon, sont morts, noyés dans les galeries inondées.
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