Coca-Cola Maroc publie une étude pour illustrer son ancrage dans l'économie nationale
Coup double en quelque sorte, de la part de Coca Cola Maroc, ce jeudi 26 octobre: Imad Benmoussa, aux commandes depuis février dernier, effectuait sa première sortie publique. Et un document exceptionnel était livré pour la première fois: une étude sur le système Coca-Cola au Maroc.
Il va sans dire que l’étude met en avant l’apport quantitatif et qualitatif du système Coca-Cola Maroc en termes économiques, de valeur ajoutée, d’approvisionnement local, de contribution fiscale… C’est l’objectif. Pour lui conférer une forte crédibilité, les initiateurs de l’étude l’ont confiée à un cabinet international.
>L’essentiel.
- 27.400 emplois directs et indirects.
- 3,5 milliards de DH de valeur ajoutée générée localement.
- 1,8 milliard de DH en salaires dans la chaîne de valeur du système.
- 1,35 milliard de DH payés en taxes dans la chaîne de valeur du système.
- 1,8 milliard de DH d’approvisionnement local.
- Le système Coca-Cola est composé de The Coca-Cola Export Corporation – Maroc et de ses 3 partenaires embouteilleur NABC, ABC et SBGS. Les trois partenaires sont North Africa Bottling Company pour la région centre, Atlas Bottling Company, pour le nord et l’oriental, et la Société des Boissons Gazeuses du Souss pour la région sud.
- Menée par le cabinet international Steward Redqueen, l’étude est déployée selon une méthodologie développée par le Prix Nobel d’Economie Wassily Leontief.
L’objectif final, ou bien le message de la compagnie, c’est de démontrer “le profond ancrage local du système Coca-Cola en tant qu’ensemble d’entreprises marocaines, faisant appel à des collaborateurs marocains et à des fournisseurs majoritairement marocains, participant ainsi à l’essor de l’économie nationale“.
2 milliards de DH d’investissements d’ici 2022
Imad Benmoussa, Directeur Général de Coca-Cola pour la région de l’Egypte et l’Afrique du Nord, a annoncé 400 MDH d’investissements par an jusqu’en 2022, soit 2 MMDH au total.
“Notre engagement pour le développement économique du pays est indéfectible. Nous continuerons à investir et à développer nos activités, afin de renforcer notre contribution à l’économie nationale et créer encore plus de valeur pour l’ensemble de nos partenaires. C’est pour cela qu’avec nos partenaires embouteilleurs, nous prévoyons un plan d’investissement industriel, commercial et marketing de 400 millions de dirhams par an d’ici 2022, gage de notre foi et de nos ambitions pour le Maroc“,a-t-il annoncé.
Ces 400 MDH, il faut les concevoir à périmètre constant, sans investissement exceptionnel. La nouvelle tendance mondiale de Coca-Cola est à la diversification. Pour ce qui concerne le Maroc, on peut penser que le secteur de l’eau sera une cible prioritaire. C’est pourquoi des investissements supérieurs, par exemple dans une ou des acquisitions, ne sont pas à exclure.
>Approvisionnement local
Ainsi, en termes d’approvisionnement, le Système Coca-Cola achète 66% des matières premières localement. Ce volume équivaut à 1,8 milliard de DH en achats auprès de fournisseurs marocains. Par exemple, tout le sucre qui entre dans la fabrication des boissons de l’entreprise est acheté auprès de Cosumar. Cette politique d’approvisionnement local est également appliquée pour les emballages dont 97% du PET, 100% des bouteilles en verre, 100% des canettes, et 43% des bouchons sont achetés localement.
Le système Coca-Cola fait appel à des opérateurs de différents secteurs économiques dans l’agriculture et l’industrie, mais aussi dans les services pour le design des emballages, le conseil, le marketing ou la communication. Cette politique d’approvisionnement permet de créer de la valeur et de générer un grand nombre d’emplois dans l’amont de la chaîne de valeur.
>Emplois et salaires
Le système Coca-Cola emploie directement plus de 3.800 collaborateurs, représentant presque 3% de l’emploi du secteur agroalimentaire marocain.
A ces emplois directs viennent s’ajouter 23.600 emplois indirects répartis à parts égales entre l’amont et l’aval de la chaîne de valeur.
Les postes de travail générés dans la chaine de valeur sont rémunérés au-dessus de la moyenne nationale. Le montant global des salaires distribués dans la chaîne de valeur est de près de 1,8 milliard de DH, établissant le salaire moyen au-dessus de 5.000 dirhams mensuels.
>Taxes et impôts
Le système Coca-Cola et ses partenaires intervenants dans la chaîne de valeur contribuent significativement aux recettes fiscales de l’Etat. 1,35 milliard de DH de taxes sont payées chaque année par l’ensemble des acteurs, incluant la TVA avec environ 830 millions de DH. Sur les près de 500 millions restants, le système lui-même paye environ 300 millions, dont 180 millions pour la TIC.
>Valeur ajoutée globale
Le système Coca-Cola, tout au long de sa chaîne de valeur, génère 3.5 milliards de DH de valeur ajoutée, soit près de 0,4% du PIB du Maroc. Le système à lui seul produit 922 millions de DH de valeur ajoutée, contribuant à hauteur de 4,2% au PIB de l’industrie agroalimentaire du pays. La majeure partie de cette richesse (plus de 50%), est destinée à la rémunération des emplois.
>“Trois piliers“
“La particularité du système Coca-Cola est de disposer d’une stratégie d’investissement basée sur trois piliers fondamentaux. Le premier est l’innovation. Une grande partie de nos investissements est destinée à l’innovation, ce qui nous a permis d’élargir notre portefeuille de produits avec notamment l’introduction de nouvelles technologies qui n’existaient pas dans le pays. Ensuite, nous croyons énormément à la responsabilité sociétale, et nous investissons beaucoup pour être au-delà des normes et des lois. Par exemple, nous avons été l’une des premières entreprises industrielles du Maroc à restituer 100% de l’eau que nous utilisons. Le troisième pilier est la qualité, et donc nous investissons pour garantir la qualité de nos produits“, a expliqué Fayçal Zitouni, Directeur Général de NABC.
Le document de présentation de Imad Benmoussa peut être consulté ou téléchargé ici.
À découvrir
à lire aussi
Article : Football : Málaga donne le nom d’Abdallah Ben Barek au terrain principal de son académie
Le club andalou a rebaptisé le Campo 1 de sa cité sportive « Estadio Abdallah Ben Barek », en hommage à l’ancien international marocain, figure historique du CD Málaga et formateur de plusieurs générations de joueurs.
Article : Marchés financiers : Bloomberg accueille à Londres une délégation marocaine de haut niveau
Une délégation représentant l’écosystème marocain des marchés de capitaux a été reçue au siège européen de Bloomberg, dans le cadre des Morocco Capital Markets Days 2026, rendez-vous destiné à renforcer la visibilité de la place financière marocaine auprès des investisseurs internationaux.
Article : Défense antiaérienne : pour contrer les drones et les munitions rôdeuses, les FAR renforcent leur dispositif mobile
Des images récentes de véhicules Sherpa marocains équipés de systèmes Mistral 3 confirment l’intégration d’une capacité de protection rapprochée destinée à accompagner les unités des FAR au plus près du terrain. Un choix qui traduit l’adaptation progressive de la défense antiaérienne marocaine à des menaces plus mobiles, plus nombreuses et plus difficiles à intercepter.
Article : Attaque de Smara. Le front international contre le polisario s’élargit
Après les États-Unis, la France et l’Union européenne, d’autres pays, de l’Europe au monde arabe en passant par l’Afrique, ont condamné l'attaque terroriste du 5 mai 2026 contre Smara, dans une séquence où les appels au cessez-le-feu se doublent d’un soutien plus explicite que jamais au plan d’autonomie marocain.
Article : Futsal : le Maroc conserve sa 6e place mondiale au classement FIFA
Les Lions de l’Atlas restent la première sélection africaine et arabe, avec 1.486,53 points, selon la dernière mise à jour publiée vendredi 8 mai 2026 par l’instance internationale.
Article : Maroc-Chine : l’ENSA signe un accord avec l’Institute of State Governance de HUST
L’École nationale supérieure de l’administration entend renforcer ses partenariats internationaux dans la formation, la recherche et la modernisation de l’action publique.