Catalogne: manifestations contre l'incarcération de deux indépendantistes
Des milliers de Catalans sont descendus dans la rue mardi 17 octobre contre la mise en détention de deux importants responsables indépendantistes inculpés de sédition, alors que la crise entre Madrid et les séparatistes est de plus en plus aigüe.
A midi, des milliers d'employés ont quitté sous un ciel bleu leur poste de travail à Barcelone et dans d'autres villes pour se masser en silence dans la rue, quelques minutes, le temps de réclamer "la libération des prisonniers politiques".
Le présidant séparatiste catalan Carles Puigdemont et la maire de Barcelone Ada Colau ont fait de même.
Ces manifestations interviennent alors que le délai accordé par Madrid à Carles Puigdemont pour qu'il renonce officiellement à ses desseins séparatistes s'épuise: il a jusqu'à jeudi 19 octobre à 10h00 (8h00 GMT).
S'il ne recule pas, le gouvernement espagnol de Mariano Rajoy pourrait suspendre totalement ou partiellement l'autonomie de la Catalogne, au risque d'agiter encore la rue.
Lundi 16 octobre soir, une juge d'instruction a décidé l'incarcération de Jordi Cuixart et Jordi Sanchez, qui dirigent respectivement les deux principales associations indépendantistes de Catalogne, Omnium Cultural et l'Assemblée nationale catalane (ANC).
Il s'agissait du dernier soubresaut de la crise opposant les séparatistes au pouvoir en Catalogne, une région où vivent 16% des Espagnols, aux institutions espagnoles, les premiers menaçant de déclarer l'indépendance de manière unilatérale.
Bien que la société catalane soit divisée presque à parts égales sur l'indépendance, ils estiment que leur cause est légitimée par le référendum interdit du 1er octobre, qu'ils disent avoir remporté avec 90% des voix et 43% de participation.
"L'Etat espagnol a d'abord privé les gens de leur droits et maintenant il les prive aussi de leur liberté", s'insurgeait mardi Carme Güell, une esthéticienne de 62 ans qui a manifesté sa colère par un silence de 15 minutes sur une avenue du centre de Barcelone.
"L'existence de prisonniers politiques n'a pas sa place aujourd'hui dans l'Union européenne", a dénoncé Ada Colau. Pourtant opposée à une déclaration unilatérale, elle a dénoncé une "judiciarisation de la vie politique" en Espagne.
D'autres rassemblements devant les préfectures étaient annoncés pour la fin de l'après-midi.
(Avec AFP)
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