Climat: BNP Paribas va arrêter de financer certains projets d'hydrocarbures
Après la réduction de son soutien au secteur du charbon, le groupe BNP Paribas a annoncé mercredi 11 octobre de nouvelles mesures en faveur de la transition énergétique, et notamment l'arrêt du financement de certains acteurs liés aux hydrocarbures.
La banque cesse ses relations avec les acteurs qui ont pour activité principale "l'exploration, la production, la distribution, le marketing ou le trading de gaz et de pétrole de schiste et/ou de pétrole issu des sables bitumineux", précise-t-elle dans un communiqué.
Le groupe a également décidé de ne plus financer les projets "majoritairement dédiés au transport et à l'exportation de gaz et de pétrole de schiste ou de pétrole issu des sables bitumineux", comme par exemple les terminaux LNG (gaz naturel liquéfié) ou les pipelines, ajoute BNP Paribas.
Plus particulièrement dans l'océan Arctique, déjà fragilisé par le réchauffement climatique, la banque dit ne pas vouloir financer de projets d'exploration ou de production de gaz et de pétrole.
Elle rappelle aussi son engagement de porter ses financements dans les énergies renouvelables à 15 milliards d'euros en 2020, et de consacrer 100 millions d'euros à l'investissement dans des start-ups qui innovent en faveur de la transition énergétique.
Elle a déjà renoncé à s'impliquer dans certains projets et entreprises liés à l'extraction de charbon, rappelle-t-elle encore.
La banque avait été interpellée en mars par des ONG qui lui avaient demandé de se retirer d'un projet de terminal méthanier au Texas, aux Etats-Unis, qu'elles avaient jugé "incompatible" avec les engagements de la banque à avoir une politique conforme à l'accord de Paris sur le climat.
Les ONG ont régulièrement mené des actions contre les banques participant à la promotion des énergies fossiles. Selon une étude de la revue Nature publiée en 2015, un tiers des réserves pétrolières, la moitié de celles de gaz et 80% de celles de charbon devront rester sous terre entre 2010 et 2050 si l'on veut atteindre l'objectif d'une limitation à 2°C de la hausse de la température mondiale, fixé dans l'accord de Paris sur le climat.
(Avec AFP)
à lire aussi
Article : À Rabat, Bryan Adams écrit la première page musicale du Théâtre royal
Les "happy few" qui étaient présents ce 5 mai 2026 au Théâtre royal n'oublieront pas cette soirée de sitôt. Dans un élan de nostalgie et de pureté acoustique, l’icône du rock canadien Bryan Adams a inauguré la scène du majestueux édifice de Rabat, offrant un baptême du feu mémorable à ce nouvel écrin architectural.
Article : Où en sont les grands chantiers publics ? Le ministère de l’Équipement lance un observatoire pour le suivi en temps réel
Pour la première fois au Maroc, un ministère ouvre intégralement au public le suivi de ses chantiers. L'Observatoire de l'Équipement et de l'Eau, mis en ligne ce mercredi 6 mai 2026, fonctionne comme une banque de projets actualisée en continu, donnant accès aux 6.243 projets du département à travers une plateforme web et une application mobile. L’observatoire se veut un instrument de transparence et de reddition des comptes envers le citoyen.
Article : Dakhla : l’ambassadeur américain met en avant les opportunités économiques du Sahara marocain
Lors de sa première visite dans la région, Duke Buchan a été reçu par le wali de Dakhla-Oued Eddahab, Ali Khalil, et a souligné l’intérêt des États-Unis pour les perspectives ouvertes par le port en eau profonde en construction.
Article : WAC. Chronique d’une crise sans fin
En difficulté depuis plusieurs semaines, les Rouges et Blancs s’enfoncent dans une spirale négative sur le plan sportif, incapables de retrouver de la constance dans les résultats comme dans le contenu. À cette situation déjà préoccupante s’ajoute désormais une nouvelle crise en coulisses, symbole d’un climat de tension devenu récurrent au sein du club.
Article : Marchés de gros de Casablanca : la tomate poursuit sa baisse, la viande rouge repart à la hausse
DATA. Les données de la SDL Casa Prestations au 6 mai 2026 font ressortir des tendances contrastées sur les marchés de gros de Casablanca.
Article : La vague de démolitions au Maroc : ce qui se passe vraiment
À travers le Maroc, les démolitions se multiplient et alimentent un sentiment de désordre généralisé. Pourtant, derrière ces images virales, se dessine une stratégie structurée portée par plusieurs politiques publiques. Entre aménagement urbain, récupération du littoral et lutte contre l’habitat insalubre, ces opérations répondent à des logiques bien distinctes. Détails.