Des milliers de Catalans devant les bureaux de vote pour le référendum interdit
Des milliers de Catalans étaient massés dimanche 1er octobre matin devant les bureaux de vote pour participer au référendum d'autodétermination, interdit par la justice mais que l'exécutif catalan a assuré pouvoir organiser, lançant un défi sans précédent à l'Etat espagnol.
"Nous pouvons tenir un référendum d'autodétermination assorti de garanties comme nous nous y étions engagés", a déclaré à 8h00 (06h00 GMT) le porte-parole du gouvernement régional Jordi Turull.
Il a affirmé que l'exécutif catalan disposait d'un "recensement universel" qui permettrait aux électeurs de voter dans n'importe quel bureau de la région.
Et pendant ce temps à Barcelone, sous des nuages gonflés de pluie au petit matin, à Gérone, bastion du président séparatiste catalan Carles Puigdemont ou à Figueras, la ville chère au peintre Dali, des Catalans se sont rassemblés dès l'aube pour "défendre" les centres de vote.
"En Catalogne nous ... pensons qu'il est essentiel de décider si nous voulons continuer à rester dans l'Etat espagnol", déclarait à l'AFP Pau Valls, un étudiant en philosophie âgé de 18 ans.
"C'est historique, c'est mai 68", s'enthousiasmait un militant pro-référendum.
Pau Valls avait décidé de camper dès la veille devant le collège Jaume Balmes, l'un des 2.300 bureaux que l'exécutif régional assure avoir mis en place pour permettre à 5,3 millions de Catalans de s'exprimer entre 9h00 (07H00 GMT) et 20h00 (18h00 GMT).
Le 6 septembre, les indépendantistes majoritaires en Catalogne depuis septembre 2015 avaient convoqué ce référendum, malgré l'interdiction de la Cour constitutionnelle et l'absence de consensus au sein de la société catalane.
La région, où l'indépendantisme gagne du terrain depuis le début des années 2010, est en effet divisée presque à parts égales sur l'indépendance.
Mais les Catalans souhaitent majoritairement, à plus de 70%, un référendum d'autodétermination légal.
(Avec AFP)
à lire aussi
Article : À Rabat, Bryan Adams écrit la première page musicale du Théâtre royal
Les "happy few" qui étaient présents ce 5 mai 2026 au Théâtre royal n'oublieront pas cette soirée de sitôt. Dans un élan de nostalgie et de pureté acoustique, l’icône du rock canadien Bryan Adams a inauguré la scène du majestueux édifice de Rabat, offrant un baptême du feu mémorable à ce nouvel écrin architectural.
Article : Où en sont les grands chantiers publics ? Le ministère de l’Équipement lance un observatoire pour le suivi en temps réel
Pour la première fois au Maroc, un ministère ouvre intégralement au public le suivi de ses chantiers. L'Observatoire de l'Équipement et de l'Eau, mis en ligne ce mercredi 6 mai 2026, fonctionne comme une banque de projets actualisée en continu, donnant accès aux 6.243 projets du département à travers une plateforme web et une application mobile. L’observatoire se veut un instrument de transparence et de reddition des comptes envers le citoyen.
Article : Dakhla : l’ambassadeur américain met en avant les opportunités économiques du Sahara marocain
Lors de sa première visite dans la région, Duke Buchan a été reçu par le wali de Dakhla-Oued Eddahab, Ali Khalil, et a souligné l’intérêt des États-Unis pour les perspectives ouvertes par le port en eau profonde en construction.
Article : WAC. Chronique d’une crise sans fin
En difficulté depuis plusieurs semaines, les Rouges et Blancs s’enfoncent dans une spirale négative sur le plan sportif, incapables de retrouver de la constance dans les résultats comme dans le contenu. À cette situation déjà préoccupante s’ajoute désormais une nouvelle crise en coulisses, symbole d’un climat de tension devenu récurrent au sein du club.
Article : Marchés de gros de Casablanca : la tomate poursuit sa baisse, la viande rouge repart à la hausse
DATA. Les données de la SDL Casa Prestations au 6 mai 2026 font ressortir des tendances contrastées sur les marchés de gros de Casablanca.
Article : La vague de démolitions au Maroc : ce qui se passe vraiment
À travers le Maroc, les démolitions se multiplient et alimentent un sentiment de désordre généralisé. Pourtant, derrière ces images virales, se dessine une stratégie structurée portée par plusieurs politiques publiques. Entre aménagement urbain, récupération du littoral et lutte contre l’habitat insalubre, ces opérations répondent à des logiques bien distinctes. Détails.