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Investissement. Yamed Capital lorgne les OPCI

Yamed capital, et principalement son activité Asset management, se dit prêt pour se lancer dans les OPCI une fois les circulaires validées. Le groupe pluridisciplinaire est déjà présent et bien installé dans toute la chaîne de valeur immobilière au Maroc.

Investissement. Yamed Capital lorgne les OPCI
E.M.B
Le 28 septembre 2017 à 13h07 | Modifié 28 septembre 2017 à 13h07

Le groupe pluridisciplinaire, Yamed Capital attend que les autorités donnent le feu vert pour les OPCI pour lancer une nouvelle filiale qui sera exclusivement dédiée à cette activité. Celle-ci, sera adossée à l’activité Asset management du groupe, qui gère d'ores et déjà plus de 3,8 milliards de DH d’investissement sur plus de 600.000 m² de foncier.

4 années seulement après sa création, Yamed Capital ambitionne de se placer parmi les plus gros investisseurs immobiliers du pays. Un désir qui peut devenir réalité, d’autant plus que l’actionnaire de référence, Yam Invest, dispose d’une capacité d’investissement supérieure à 500 millions d’euros. Cette société d’investissement est aussi actionnaires dans la Cogedim, leader français de la promotion immobilière de haut de gamme.

Déjà prêt pour l’OPCI

"Nous attendons la publication de la circulaire relative à l’OPCI qui devrait arriver très prochainement. Cela dit, nous ne serons pas en retard sur ce sujet en particulier, ni en matière de choix d’actifs ni en matière de stratégie et fonctionnement vu que nous faisons pratiquement la même chose", nous explique Karim Baqqali, administrateur et directeur général de Yamed Capital.

Si la gestion d’actif financier est soumise à l’obtention d’un agrément auprès de l’AMMC, Yamed Asset management a attendu sagement l’arrivée des OPCI pour s’attaquer au marché. Mais avant que l’OPCI devienne une réalité, les dirigeants du groupe ont trouvé le moyen pour faire de la gestion d’actifs, immobiliers principalement, sans pour autant demander une autorisation au gendarme de la bourse.

"Aujourd’hui, nous ne faisons pas de la gestion collective d’épargne. Nous nous adressons principalement à des investisseurs particuliers avisés et très qualifiés, nous ne sommes pas dans une logique de masse", détaille Karim Baqqali.

Ce dernier ajoute que Yamed Asset management gère des fonds d’institutionnels Européens en plus des fortunes familiales marocaines. Ce sont là des catégories d’investisseurs assez différentes de ce qu’on peut trouver dans le portefeuille d’une société de gestion classique.

Le co-investissement comme gage de garantie

L’autre particularité du groupe, et qui fait la fierté de ses dirigeants, c’est le co-investissement. Autrement dit, à chaque fois qu’un client mandate Yamed Asset management pour gérer sa fortune ou son projet, les équipes proposent systématiquement de participer avec les fonds propres du groupe.

"Le fait d’engager notre argent est un élément très rassurant pour nos partenaires", affirme le DG du groupe. Les prises de participation du groupe dépendent de chaque projet et peuvent aller de 5% à 50%. Cette pratique est devenue très répondue à l’international, notamment après la crise de 2008 et en particulier pour les actifs immobiliers.

"D’ici la fin du mois, nous aurons finalisé un premier portefeuille. C’est la construction d’une université pour 3.000 étudiants et nous avons d'autres classes d’actifs similaires", précise le DG du groupe. Après la collecte de l’argent, les 54 collaborateurs du groupe trouvent le moyen de l’investir dans des projets immobiliers. Yamed Capital est capable de piloter la construction du projet et même de le commercialiser. C’est du "clé en main".

Par ailleurs, il faut dire que le groupe compte particulièrement sur cette activité, Asset Management, pour mieux développer son assise financière et foncière. C’est la raison pour laquelle, Yamed Asset management est l’une des rares sur le marché marocain à être indépendantes. "Contrairement aux autres gestionnaires d’actifs, nous ne sommes pas adossés à une banque ou assurance ou tout autre institutionnel", nous lance Karim Baqqali.

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E.M.B
Le 28 septembre 2017 à 13h07

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