Enseignement traditionnel: les écoles Maghraoui n'ouvriront pas leurs portes cette année
L'étrange épisode de réouverture des écoles Maghraoui à Marrakech, en septembre 2016, s'avère être sans lendemain. Ces écoles coraniques appelées "Dar Al Kur'an" [littéralement: Maison du Coran], avaient été fermées en 2010 et réouvertes d'une manière opaque la veille des législatives de 2016.
"Les écoles coraniques du réseau Maghraoui à Marrakech n’ouvriront pas leurs portes cette année", nous a confirmé Cheikh Maghraoui, contacté ce mardi 5 septembre par Médias24.
"Ces écoles sont fermées depuis longtemps", explique-t-il.
A quelques jours des législatives, Cheikh Maghraoui avait annoncé la réouverture de ses écoles et avait appelé concomitamment à soutenir les candidats du PAM à Marrakech. Médias24 avait révélé à l'époque qu'aucune autorisation ne leur avait été accordée. Une première école avait effectué sa réouverture, d'une manière illégale. Finalement, tout le réseau d'écoles est resté fermé, y compris cette école.
La "réouverture" d'une de ces écoles était probablement liée à la compétition électorale des législatives. Cheikh Maghraoui a cru en les promesses qui lui ont été faites et qui ont été sans effet.
Ces établissements ont été fermés en 2010 et des scellés apposés en 2013, parce que Cheikh Maghraoui a refusé la tutelle et le contrôle de l’Etat, et n’a pas demandé d’autorisation qui aurait conféré la légalité à son activité.
En 2002, le Maroc avait placé l’enseignement originel ou traditionnel sous la tutelle du ministère des Affaires islamiques. Auparavant, ce réseau disparate, parfois chaotique, souvent archaïque, opérait dans l’opacité la plus totale, dans ses pratiques, ses programmes, ses tarifs. Il s’est développé également en même temps que le radicalisme religieux.
Des réseaux lucratifs et étendus s’étaient créés ou développés (confréries, affaires familiales, affaires commerciales…), sous prétexte d’apprendre le Coran aux petits enfants. Une partie d’entre eux a véhiculé des idées extrémistes, diffusé la haine, essayé de formater les enfants et les jeunes sous des concepts radicalisés.
La loi de 2002 précisait que les écoles coraniques existantes disposeraient d’un délai de 4 ans à compter de la publication des décrets d’application, pour se mettre en conformité avec les exigences de la loi, à tous les niveaux, à commencer par les programmes.
Cheikh Maghraoui avait refusé de régulariser sa situation auprès des autorités supervisant l’enseignement originel dans les délais prescrits.
Rappelons que tout enseignement destiné au public et portant sur la religion, tant en ce qui concerne l’apprentissage du Coran que l’enseignement des disciplines théologiques est régi par la loi relative à l’enseignement traditionnel (atta’lim alatik), qui relève du ministère des Habous et des Affaires religieuses.
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