Casablanca. Désinsectisation, dératisation… 18 MDH pour lutter contre les nuisibles
Depuis quelques années, et chaque été, les rues casablancaises sont infestées de blattes. Les traitements administrés par la commune sont inefficaces. Dès cette année, le budget sera multiplié par 2,5. Encore faut-il que l’appel d’offres qui est en cours aboutisse. C'est le deuxième lancé par la ville.
Pourquoi autant de nuisibles à Casablanca? La question est posée par les habitants de la métropole et devient un sujet de débat y compris sur les réseaux sociaux, notamment dans les pages dédiées aux problèmes de la ville.
Après un premier appel d’offres lancé en avril 2017 et jugé infructueux, la SDL Casa Prestations revient à la charge. Un nouvel appel d’offres pour la lutte contre les vecteurs de maladies et les nuisibles a été lancé il y a quelques jours, reprenant les mêmes conditions. L'ouverture des plis est fixée au 11 septembre.
L’objectif est de déléguer cette tâche à un prestataire externe, qui peut être une entreprise étrangère justifiant d’une expérience probante dans ce domaine.
Pour le moment, chaque arrondissement reçoit sa dotation de produits 3D (désinsectisation-dératisation-désinfection) de la part de la commune qui consacre annuellement un budget de 7 millions de dirhams à ce poste. L’opération inclut également une prise en charge des chiens errants.
Le budget 2017 a consacré un budget de 20 MDH à cette opération. L’appel d’offres -supervisé par la SDL Casa Prestations- a évalué quant à lui la prestation à 18 MDH. Le candidat sélectionné signera un contrat-cadre de trois ans avec la ville. Le rôle des arrondissements sera alors cantonné au suivi, comme pour le nettoiement. En attendant l’aboutissement de cet appel d’offres, les arrondissements continuent de s’en charger pleinement.
"Ce sont des opérations que nous effectuons mal. Nous dépensons beaucoup, mais les résultats ne sont pas bons. Il faudra désormais les confier à des prestataires externes", n’a eu cesse de déclarer Abdelaziz El Omari, maire de Casablanca lors des travaux des conseils de la ville.
"Nous fonctionnons de deux façons: 1-spontanément en respectant un planning déjà établi et 2-en réponse à des réclamations de citoyens qui nous sollicitent en urgence. Pour les marchés par exemple, nous intervenons les vendredis aussi bien à l’intérieur qu’aux alentours, pour les écoles durant les vacances scolaires; en aout en particulier, un mois de rush chez nous, nous n’y prenons pas congé. Nous intervenons également dans la capture des chiens errants", nous confie Samira Mouhib, responsable du bureau municipal d’hygiène au niveau de l’arrondissement de Hay Mohammadi.
"Ces deux dernières années, nous avons reçu plus de plaintes au sujet des moustiques que des cafards. Pour ces derniers, le traitement se fait en trois temps: avril, mai et juin pour prévenir l’apparition de ces insectes indésirables. Nous traitons tous les égouts ainsi que les points noirs comme les terrains vagues, les lacs… Mais les citoyens ont également un rôle à jouer dans la propreté de la ville", ajoute-t-elle.
Côté RH, au niveau de Hay Mohammadi par exemple, une seule personne est en charge de traiter tout le périmètre de l’arrondissement.
"Elle fait de son mieux compte tenu de l’efficacité des produits dont on dispose", tient à préciser Dr Mouhib.
Au niveau de la commune de Casablanca, seuls 4.000 regards sur un total de 92.000 étaient traités en 2016 par exemple, selon le maire.
En parallèle à cet appel d’offres, la ville a préparé un projet d’arrêté relatif à l’hygiène et la sécurité dans la ville et qui traite également de la lutte contre les nuisibles dans la ville.
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